14 janvier 2018 - 2ème dimanche du Temps ordinaire  

HEUREUX CEUX QUI SE LAISSENT REGARDER PAR LE CHRIST !

  Nous connaissons tous ce slogan tiré du terrible roman de George Orwell, 1984, « Big Brother vous regarde ». Ce slogan illustre à lui seul l’esprit de la société totalitaire imaginée par Orwell où toute personne est soumise à la terrible domination de cet être dont on ne sait s’il existe mais qui tient tout sous son emprise : Big Brother. Utopie, vraiment ? La question se pose en effet tant les ressemblances avec certaines tentations de nos sociétés contemporaines sont frappantes. Nous sommes, en effet, fascinés par l’idée que l’on puisse créer une société où sera supprimé le mal dans l’homme, le mensonge ou les fausses rumeurs. Cette idée est belle, mais à quel prix ? Car, dans le roman d’Orwell, le plus grand des crimes qu’un homme puisse commettre n’est pas le meurtre de masse ou le crime contre l’humanité. Le crime fondamental, celui qui contient tous les autres, c’est le crime par la pensée. Il est tellement grave qu’une milice spéciale, la Police de la Pensée, existe pour lutter contre lui. Et personne ne lui échappe. Tôt au tard, si vous avez émis ne serait-ce que des doutes sur les fondements de cette société, c’est forcé, ils vous attrapent. Malheur à ceux qui sont attrapés et reconditionnés pour anéantir tout esprit de lutte, tout attrait vers la vérité, toute velléité de liberté !

   Bien sûr, certaines facilités littéraires rendent très peu probable la réalisation du monde d’Orwell dans notre monde mais demeurent terriblement pertinentes les questions qu’il soulève. Qu’est-ce qui fait un homme ? Dans quelle mesure aimons-nous réellement la liberté ? Quelle vision avons-nous de ce qu’est un homme et de ce que doit être une société humaine ?

   Nous avons, dans la foi des réponses à ces questions et une espérance à donner. C’est ce que le Concile Vatican II rappelait en enseignant que « le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du verbe incarné » (Gaudium et Spes 22). En effet, c’est dans le mystère du verbe incarné que se trouve la clef de l’énigme de l’homme. Contre toutes les fausses rumeurs, nous annonçons cette bonne nouvelle : le Christ dévoile la vérité de l’homme. Quand Dieu nous regarde, il le fait non comme un homme en colère et possessif, mais comme un enfant innocent qui suscite une réponse de notre liberté. De son regard émerveillé et aimant Dieu regarde. C’est ce regard aimant et miséricordieux que Jésus pose sur Simon. De ce regard surgit un nom nouveau signe d’un homme renouvelé. Ainsi, la foi n’est pas une utopie, elle est la réponse à un regard que Dieu pose sur nous. De lui, surgit une liberté nouvelle en laquelle nous osons annoncer : Heureux ceux qui se laissent regarder par le Christ !

   Père Paul de Quatrebarbes

Homélies du Père Antoine Louis de Laigue :


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