22 octobre 2017 - 29ème dimanche du Temps ordinaire  

LE JOUR OÙ LE SOLEIL DANSA

   Douze minutes. C’est le temps d’une éternité. Le temps pour une foule rassemblée de voir le soleil se mouvoir, dessiner dans le ciel comme une danse. Le temps de contempler les reflets rouges, bleus et jaunes d’un ciel en feu se dessiner sur les visages de pèlerins stupéfaits. Dans le champ de la Cova da Iria, ce 13 octobre, un prodige vient de se produire. Au milieu de cette foule, trois petits bergers, deux petites filles et un garçon, voient l’invisible se produire devant eux. Une belle dame se présente à la plus grande des filles et lui dit : « Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux ». C’était il y a cent ans, un jour d’octobre à Fatima.

   Pendant ces douze minutes, alors que la foule rassemblée pensait que la fin du monde advenait, Lucie, François et Jacinthe admiraient, près du soleil, trois visions successives, comme trois tableaux. A leurs yeux en extase, la Sainte Famille, Notre-Dame des Douleurs et Notre-Dame du Mont-Carmel se firent voir. Ce fut la dernière fois que Marie apparut à ces enfants, laissant à la foule les preuves d’un événement prodigieux. A l’observatoire de Paris, aucun phénomène astrologique particulier n’a été noté, mais dans le cœur et la mémoire des soixante mille témoins de ce phénomène, Dieu s’était manifesté de manière surnaturelle.

   Sans commune mesure avec ce qui s’est passé à la Cova da Iria, nous avons pu constater, avec émerveillement et inquiétude, le ciel s’obscurcir et éclairer de cette couleur ocre la côte bretonne habituellement si contrastée. Il n’y a certes là rien de plus naturel que les conséquences de l’ouragan Ophélie, annoncé depuis plusieurs jours par les météorologues du monde entier. Mais comment ne pas faire mémoire de ce prodige, advenu il y a cent ans, presque jour pour jour, signe de la proximité de Dieu et de notre indispensable conversion ? Sœur Lucie témoignait que, de cette apparition, les paroles qui restèrent le plus profondément ancrées dans son cœur furent celles par lesquelles Marie suppliait les hommes de ne plus peiner Notre Seigneur trop offensé : « Quelle amoureuse plainte elles contiennent et quelle supplication ! Oh ! Que je voudrais qu'elles résonnent dans le monde entier et que tous les enfants de la Mère céleste écoutent sa voix ! ». Dieu nous aime et s’attriste du péché de l’homme. Faisons-lui la joie de notre conversion, offrons-lui notre cœur. Peut-être en prenant le temps d’une prière. Douze minutes. Le temps d’une éternité.

Père Paul de Quatrebarbes

Homélie du Père Antoine Louis de Laigue : Le Seigneur qui donne la force - 15 octobre


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