10 mai 2009 -  5ème dimanche de Pâques

Editorial du 3 mai

Entés sur le Christ comme le sarment sur le cep.

    « Contestations… manifestations… séquestrations… », voilà des mots dont nous sommes bombardés, quasi quotidiennement, par les médias, et qui peuvent insidieusement ébranler notre confiance dans la situation sociale présente et future.

   Il n’est pas question, ici, de porter un jugement sur les remous sociaux qui secouent notre pays, mais de nous interroger sur notre attitude de chrétiens face à la morosité ambiante et galopante, contraire à l’espérance et aux promesses pascales.

   L’évangile de ce dimanche, à travers l’allégorie de la vigne, déjà très fréquente dans l’Ancien Testament, nous apprend que par notre baptême nous sommes greffés sur le Christ comme le sarment sur le cep. Cette image forte et concrète illustre l’amour de Dieu pour sa vigne, tant de fois affirmé par les prophètes, mais si fréquemment déçu par le comportement ingrat et irresponsable du peuple élu. Cette vigne aimée, Dieu continue à la chérir et à lui prodiguer tous ses soins avec et par Jésus.

   Pour que la vigne porte du fruit elle nécessite beaucoup d’attention et de prévenance de la part du vigneron qui, l’hiver, coupe les sarments stériles et inutiles, et qui, au printemps, les taille et les émonde pour qu’à l’automne ils soient vigoureux et puissent porter des fruits en abondance. Cette image de la vigne met en évidence le lien vital qui existe entre Jésus et ses disciples. De cette allégorie retenons que nous ne saurions nous contenter d’une simple adhésion à la Parole du Seigneur, mais que nous devons nous laisser unir à lui comme le sarment sur le cep. Seul le sarment ainsi soudé à la vigne peut être irrigué par la sève, bénéficier de ses bienfaits et porter beaucoup de fruits.

Raymond Harters
 diacre



Forum de la Charité

Le Forum de la Charité a lieu dans les locaux de Notre-Dame de Grâce de Passy
- 10 rue de l’Annonciation 75016 Paris.


Samedi 16 mai de 13h30 à 22h30.