24 septembre 2017 - 25ème dimanche du Temps ordinaire  

BONNE NOUVELLE : DIEU EST PÈRE !

  L’annonce de l’imminence d’une loi sur la procréation médicalement assistée (PMA) pour les « couples de femmes » et les célibataires, puis son retrait pour inopportunité politique, ont légitimement scandalisé les consciences chrétiennes. Outre le détournement de la vocation médicale, violentée par la satisfaction des désirs de quelques libertés humaines, la PMA « pour toutes » extirpe de la genèse de l’homme, c’est-à-dire de son identité la plus profonde, la place du père, transformé en « géniteur anonyme ». Cette étape supplémentaire est une atteinte grave à la dignité de la personne humaine qui advient à la vie non comme fruit du hasard mais au sein d’une filiation reçue. La filiation n’est pas pour la nature humaine une donnée accessoire - une case à remplir dans une fiche de renseignement -, mais elle en est constitutive. Je ne suis pas fruit du hasard mais le fils de mes parents, le fils de ma mère et de mon père.

   Cette défiance du père n’est que l’expression moderne et technique d’un mal plus profond dans l’homme dont la blessure spirituelle remonte à la défiance originelle d’avec son Père céleste (cf. Gn 3). Suite à cette blessure, toute la Révélation est une approche pédagogique de Dieu pour révéler son vrai visage, qui est le visage du Père. Cette Révélation culmine dans l’action de Jésus, lui le Fils de Dieu fait fils de l’homme pour que l’homme soit fait fils de Dieu : « Car telle est la raison pour laquelle le Verbe s’est fait homme, et le Fils de Dieu, Fils de l’homme : c’est pour que l’homme, en entrant en communion avec le Verbe et en recevant ainsi la filiation divine, devienne fils de Dieu" (Saint Irénée, Contre les hérésies, III, 19, 1). Quelle merveille de pouvoir appeler Dieu son Père ! Quelle audace aussi. C’est cette audace que nous rappelle le missel en introduction de la prière dominicale : « comme nous l’avons appris du Sauveur et selon son commandement, nous osons dire : Notre Père…». En appelant Dieu Père, nous reconnaissons que nous sommes ses fils et nous témoignons qu’il y a entre lui et nous plus qu’un lien de dépendance, un lien de ressemblance.

   Face au monde qui pense que, comme le chantait Jean-Jacques Goldman, une femme peut « faire un bébé toute seule », il nous faut avoir le courage des prophètes pour dire l’atteinte terrible qu’un tel projet représenterait envers la personne humaine et surtout l’audace évangélique de lui annoncer cette bonne nouvelle que nous révèle le Christ : Dieu est notre Père !

Père Paul de Quatrebarbes

FORUM PAROISSIAL DU 10 SEPTEMBRE 2017

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[Témoignage] Le cardinal Lustiger, un père dans la foi


Ordination épiscopale de Monseigneur de Romanet



Film de présentation "Jésus, de Nazareth à Jérusalem" (2017)



Sortie paroissiale du 18 juin à Notre Dame de l'Ouye
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