10 décembre 2017 - 2ème dimanche de l’Avent  

Un seul jour est comme mille ans
et mille ans sont comme un jour

  Cette phrase (2Pierre 3,8) de la première lecture de ce dimanche nous rappelle que le temps de l’homme n’est pas le temps de Dieu. Ce dernier ne vit pas en décembre 2017, Il vit au-delà du temps chronologique et nous fait la belle promesse de partager sa condition. Pourtant, pour nombre d’entre nous, la vie éternelle ne semble pas si désirable. Elle paraît même angoissante. « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » disait Blaise Pascal.

   Premièrement, redisons que nous sommes inscrits dans le temps qui est une dimension intrinsèque de notre être terrestre. Nous vieillissons, nous progressons ou régressons et tout trajet ou toute pensée nous prennent du temps et des efforts. En outre, à chaque instant, nous sommes séparés du passé de nos souvenirs et du futur de nos espérances ou de nos peurs. Nous sommes donc bien incapables de nous représenter précisément l’éternité.

  En revanche, nous pouvons chasser une idée fausse : l’éternité n’est pas le temps que nous connaissons qui durerait sans fin, qui se prolongerait sans cesse. Il ne s’agit pas d’une montre qui tournerait sans s’arrêter, ce qui serait effectivement terrorisante.

  Dans la vie céleste, mille ans, ou dix milliards d’années, ou l’éternité, ne sont qu’une journée. La vie en plénitude qui nous est promise n’est plus morcelée, mesurée, chiffrée, scandée et saucissonnée. Il n’y aura qu’un seul jour mais dense et entier, un seul jour plus intense que mille ans. L’éternité n’est pas une accumulation répétitive et ennuyeuse d’heures ou d’années, mais une abondance sans mesure. Elle n’est pas l’infini de la quantité mais l’absolu de la qualité. Aujourd’hui, le temps nous file entre les doigts, mais au ciel nous posséderons le temps. Ici, nous sommes séparés par le temps de nos ancêtres comme de nos descendants, là-bas, nous serons contemporains de tous.

   L’éternité ne se comprend pas à partir des aiguilles d’une horloge, mais s’intuite à partir de l’amour et de notre désir de revoir ceux que nous aimons. Le seul « pour toujours » qui vaille est celui du cœur qui bat. Souvent, en fin de veillée scoute, j’ai entonné ce vieux chant que j’aimerai avoir sur les lèvres à l’heure de ma mort : « Vieux Pèlerin qui vagabonde, je suis partout un étranger. J'achèverai bientôt ma route, j'entends tout proche le Jourdain. La mort n'a rien que je redoute, j'y laisserai tous mes chagrins. Je vais là-bas revoir ma mère, près d'elle enfin me consoler, sur l'autre bord de la rivière à la maison, me reposer. Je vais là-bas parmi les anges, en oubliant mes vieux soucis. Passer mon temps à sa louange, dire à Jésus sans fin "Merci !" »

   Père Etienne Masquelier

Homélies du Père Antoine Louis de Laigue :

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