32ème dimanche du Temps ordinaire

LA VEUVE INCONNUE

Ce dimanche nous célébrons le centenaire de l’armistice de la première guerre mondiale. Dimanche, de nombreux chefs d’Etats seront rassemblés sous l’arc de triomphe, autour de la tombe du soldat inconnu et de sa flamme. En 1920, le corps d’un soldat, non identifié et mort pour la France, fut choisi pour représenter tous les soldats français. Il est peut-être le plus célèbre des soldats et celui qui possède la tombe la plus impressionnante, mais nous n’avons même pas son nom. En lui sont donc honorés un héroïsme et un courage ordinaire qui n’est pas toujours visible.

Jésus, Lui, dans le Temple de Jérusalem, remarque une veuve, comme tant d’autres probablement. Personne n’a fait attention à elle, mais le Christ voit sa sainteté extraordinaire et indiscernable pour nos yeux de chair. En effet, il sait que la petite dame donne tout ce qu’elle a et donc qu’elle livre sa vie entière en offrande. Elle livre tout ce qu’elle est au Temple, c’est-à-dire à la fois pour Dieu et pour les autres. Elle aime jusqu’au bout son Seigneur et ses frères les hommes. La veuve devient donc une image du Christ Lui-même qui donne sa vie pour son Père et pour nous. Elle est, sans en avoir conscience, la parfaite chrétienne, c’est-à-dire configurée au Christ livré.

Le geste de cette sainte inconnue nous encourage certainement à donner sans compter, comme le dit la prière scoute, à nous livrer un peu davantage chaque dimanche à la quête. Les dons à l’Eglise ne sont pas d’abord faits pour défiscaliser, mais bien pour essayer de suivre le Christ. En certaines périodes, le Christ nous recommande l’aumône, la prière et le jeûne (Mt 6,1-18), et non pas d’abord la défiscalisation, le retour sur soi et le régime amincissant.

La quête est faite pendant l’offertoire, au cours duquel le prêtre présente le simple pain et l’humble vin qui deviendront les très précieux corps et sang de notre Sauveur. Nos simples piécettes, données sans compter, deviennent aussi, par sa grâce, une offrande agréable à Dieu.

Nous n’avons pas le nom de la plus célèbre veuve de l’histoire. Elle fit un geste rapide, humble et caché, et n’a pas imaginé que l’on puisse parler d’elle. Mais le regard du Christ la remarque et sa parole assure sa popularité dans les siècles de l’histoire de l’Eglise. Elle nous inspire encore aujourd’hui.

Père Etienne Masquelier

Feuille d'Information Paroissiale de Notre Dame de Grâce de Passy


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