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BÉNI SOIT CELUI QUI VIENT
AU NOM DU SEIGNEUR !
Lorsque le Christ est rentré à
Jérusalem, le peuple de Dieu l’a acclamé par ces paroles du
psaume 118 : « Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur
! ». En effet, les habitants de la ville sainte avaient
reconnu que Jésus était envoyé par Dieu.
Quand fut passé ce temps
d’allégresse, l’évangile nous rapporte que les chefs des prêtres
et les anciens refusèrent d’accepter les paroles du Christ. Ils
oubliaient ainsi de qui provenait ce qu’ils entendaient; comme
le second fils du récit d’aujourd’hui ils n’allèrent pas
travailler à la vigne du Seigneur.
Cette attitude quelque peu
versatile, le Christ la condamne fermement. Si nous savons qu’il
y a parmi nous un envoyé de Dieu et que celui-ci nous parle,
alors au nom de qui refuserions-nous de faire ce qu’il nous
demande ?
Il y a quinze jours, c’est dans
la joie et dans l’allégresse que nous avons accueilli le Saint
Père. Du haut de la tribune des Invalides, le spectacle de la
foule recevant son pasteur était magnifique. La piété de la
messe pendant laquelle 260 000 personnes se recueillirent en
silence montrait, s’il en était encore besoin, que tous savaient
bien de qui était l’envoyé que nous recevions à Paris.
Aujourd’hui il est temps pour
nous de savoir faire le point sur ce que nous avons entendu de
notre Saint Père: Comment travaillons-nous à la vigne du
Seigneur, quel est notre engagement envers l’Eglise de Dieu ?
Notre devoir de chrétien est de manifester au monde que Dieu est
présent auprès de nous et qu’Il nous aime.
Aujourd’hui en Inde, au Vietnam,
en Chine, des chrétiens meurent martyrs ; et nous que
faisons-nous pour le Christ ? N’oublions pas que Dieu nous aime,
qu’il attend notre conversion, et que le monde entier attend que
nous lui annoncions cette vérité.
Père Henri CHÂTELET
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