Nouveau numéro de téléphone : 01 44 30 10 50
Fax :
01 44 30 10 71

Semaine du  28 mars au 3 avril 2004

Semaine dernière (14 au 20 mars)

5ème DIMANCHE DE CAREME


Lectures - Année C
Is 43, 16-21 ; Ph 3, 8-14
Jn 8, 1-11
Office Psautier SEMAINE I

La Passion, pas du cinéma

  Dans une semaine, au dimanche des Rameaux, nous entendrons le récit de la Passion. Le film du même nom qui va bientôt sortir dans les salles en France appelle quelques réflexions.

D'abord, il ne suffit pas de s'intéresser à Jésus pour recevoir un certificat de respectabilité. Saint Augustin, commentant l'évangile selon saint Jean, soulignait qu'on peut effectivement " chercher Jésus pour le tuer ". Plus simplement aujourd'hui, pour se l'approprier. En d'autres mots, le fait de consacrer un film et beaucoup d'efforts à Jésus ne suffit pas en soi.

Ensuite, il est bon de se rappeler deux critères qui ont toujours présidé à la réalisation de l'art sacré : c'est soit un critère ascétique, comme pour la réalisation d'une icône, qui se fait dans le jeûne et la prière. Soit c'est un critère extérieur, de " commande de l'Eglise ", comme pour les grandes œuvres picturales ou architecturales de l'âge d'or italien. Notons simplement que le film de Mel Gibson ne semble répondre à aucun de ces deux critères. Et qu'en tout état de cause, s'il a bénéficié du conseil de prêtres, il ne peut pas pour autant être considéré comme répondant à un mandat ni même à un accord de l'Eglise.

Enfin, la problématique du film est sa prétention à la réalité historique. C'est son réalisme outrancier qui choque. Et qui choque d'autant plus que touchant au sacré, ce réalisme devient, qu'il le veuille ou non, fondamentalisme : comment représenter ou rendre compte par exemple de " l'accomplissement des Ecritures " ?

Le sacré a besoin sinon d'un voile, du moins d'une médiation qui s'appelle le témoignage, et le témoignage de foi. Gageons que les spectateurs chrétiens de ce film sauront faire la différence. Et prions surtout pour que leur imaginaire ne soit pas blessé inutilement par la crudité volontaire des images..

Père Christian LANCREY-JAVAL

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jn 8, 1-11

  Jésus s'était rendu au Mont des Oliviers ; de bon matin, il retourna au temple de Jérusalem. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer, et disent à Jésus : " Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? " Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé, et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : " Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. " Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol. Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui. Il se redressa et lui demanda : " Femme, où sont-ils donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ? " Elle répondit : " Personne, Seigneur. " Et Jésus lui dit : " Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. "

Semaines précédentes