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Semaine du  26 septembre au 2 octobre 2004

Semaine dernière (19 au 25 septembre)  

26e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE


Lectures - Année C
Am 6, 1… 7 ; 1 Tm 6, 11-16


" Il y avait un homme riche et un pauvre …
Or le pauvre mourut, le riche mourut aussi. " (Luc 16, 19-20)

Dans l'évangile de ce dimanche, Jésus met l'accent sur la diversité des réalités sociales et sur l'aboutissement commun de toute vie humaine. Il ne blâme pas le riche pour son comportement, il ne le déclare pas méchant. Il ne loue aucun mérite du pauvre et ne dit pas qu'il est meilleur.

Cependant, Jésus met en avant deux situations humaines qui se sont côtoyées journellement, le temps d'une vie, sans jamais conduire à une relation entre elles. Dans cette histoire, personne n'est jugé, mais un constat est fait : le cœur humain est capable de la plus totale indifférence à l'égard de son prochain. Cette parabole révèle donc l'abîme qui séparait deux hommes, abîme qui peut nous séparer, nous aussi, aujourd'hui de nos frères. 

La distance de séparation apparaît pleinement quand les deux hommes entrent dans la lumière de Dieu. La place qu'ils occupent dans l'au-delà ne correspond pas à une sanction ou une récompense. Elle correspond à l'attention de leur cœur d'homme à s'engager dans l'œuvre de Dieu, par l'accueil confiant de sa Parole et sa mise en pratique. 

L'évangile nous invite à découvrir et à reconnaître sans cesse les bienfaits de Dieu dans notre vie, et à les partager pour le bonheur de chacun. Rendons grâce au Seigneur de toutes ses largesses à notre égard, et même du pauvre à nos côtés dont la présence n'est qu'invitation à conformer le mouvement de notre cœur à celui du cœur de Dieu.

Père François SCHEFFER  

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc

Lc 16, 19-31

Jésus disait cette parabole : " Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux. Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c'étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies.
Or le pauvre mourut, et les anges l'emportèrent auprès d'Abraham. Le riche mourut aussi, et on l'enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui. Alors il cria : "Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt, pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. - Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c'est ton tour de souffrir. De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous." Le riche répliqua : "Eh bien ! père, je te prie d'envoyer Lazare dans la maison de mon père. J'ai cinq frères : qu'il les avertisse pour qu'ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture !"  Abraham lui dit : "Ils ont Moïse et les prophètes : qu'ils les écoutent ! - Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu'un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront." Abraham répondit : "S'ils n'écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus. "

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