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Semaine du 21 au 27 mars 2004
Semaine dernière (14 au 20
mars)
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4ème
DIMANCHE DE CAREME |
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Lectures - Année C
Jos 5, 10-12 ; 2 Co 5, 17-21
Lc 15, 1… 32
Office Psautier SEMAINE IV
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Le Retour
Nous n'avons pas de mal à nous remettre en tête le célèbre tableau de Rembrandt " le retour de l'enfant prodigue ". On y voit le benjamin en haillons, à genoux devant ce père un peu âgé, de retour d'une vie de débauche, avec les mains paternelles posées sur ses épaules dans un geste d'amour protecteur. Cette célèbre peinture est l'image que retient l'artiste pour illustrer la non moins célèbre parabole.
Beaucoup de choses dans ce texte. Pour faire court, je ne retiendrai ici qu'une idée : certains commentateurs de l'œuvre picturale font remarquer que les deux mains du père ne sont pas identiques : l'une est une main d'homme, large et solide, l'autre beaucoup plus fine, presque féminine. Il n'est pas plausible de croire que Rembrandt n'était pas un peintre suffisamment doué pour réussir à représenter deux mains identiques. Il ne peut s'agir d'une maladresse.
Les " exégètes " en peinture proposent comme explication à cette anomalie une idée théologique assez belle : ces deux mains du père accueillant le retour de son enfant qu'il croyait perdu (au sens physique et moral du terme) symboliseraient le pardon donné par Dieu (main masculine) au " prodigue " qui se convertit ; et l'autre (la main féminine) représenterait l'Eglise qui, au nom de Dieu, dispense ce pardon par le Sacrement de Pénitence. Quand un prêtre donne l'absolution à un pénitent, Dieu agit sacramentellement par l'homme d'Eglise. C'est bien Dieu qui pardonne et c'est l'Eglise qui est l'instrument de cette réconciliation. Que cette image soit une invitation à recevoir, à notre tour, ce pardon sacramentel par une vraie et sincère confession avant Pâques.
Père Daniel PONSARD
Curé.
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| Evangile de Jésus Christ selon
saint
Luc |
Lc 15, 1… 32 |
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Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : " Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ! "
Alors Jésus leur dit cette parabole : " Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père :
"Père, donne-moi la part d'héritage qui me
revient." Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit :
"Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes
ouvriers." Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit :
"Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton
fils…" Mais le père dit à ses domestiques :
"Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé."
Et ils commencèrent la fête.
Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit :
"C'est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu'il a vu revenir son fils en bonne santé."
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. Mais il répliqua :
"Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras
!" Le père répondit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. "
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