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" Me voici, je suis venu pour faire ta volonté "
Vers qui accourons-nous ? Vers Celui que les prophètes ont annoncé, Celui que Marie attend avec Amour, comme le chante la seconde préface de l'Avent. Il est le prince de la Paix, celui qui vient réconcilier l'humanité avec son Dieu par l'offrande parfaite qu'il fait de lui-même au jour de sa Passion. Quelques jours encore nous séparent de la fête solennelle de la Nativité de Notre Seigneur… quelques jours où, comme
Élisabeth, il nous est donné de pouvoir contempler les merveilles que le Seigneur fait pour nous. Nulle amertume ne peut nous étreindre, nulle déception ne peut voiler notre cœur, nulle inquiétude ne doit obscurcir notre esprit : Dieu tient toujours ses promesses. Le salut nous est déjà donné ; sa grâce sanctifiante vient au secours de notre faiblesse. " Heureuse celle qui a cru en l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur " : heureux ceux dont la foi ouvre les yeux pour contempler le Seigneur à l'œuvre de ce monde par-delà la noirceur du mal.
Pourquoi courons-nous vers le Seigneur ? Car nous savons en qui nous avons mis notre confiance, jusqu'au jour où nous le rencontrerons face à face. Il est notre Berger, notre Guide, le Roc inébranlable, la Pierre angulaire de
l'Église dont nous sommes les pierres vivantes, la tête du Corps dont nous sommes les membres. Nous savons qu'en lui est notre salut et notre glorification et que, dans le pèlerinage parfois douloureux de notre existence présente, il n'est pas d'autre refuge contre lequel le mal n'ait plus aucun pouvoir. Son amour est notre force.
Alors, comme l'écrit le bienheureux Guerric d'Igny, au XIIe siècle, " pour que nous demeurions patients jusqu'à l'avènement du Seigneur, ayons, en attendant, la consolation d'une foi solide et d'une conscience pure qui nous permettra de dire, avec autant de félicité que de fidélité, comme Saint Paul :
"je sais en qui j'ai mis ma foi, et je suis sûr qu'il est assez puissant pour garder mon dépôt jusqu'à ce jour-là, c'est-à-dire jusqu'à l'avènement de gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur?" (2 Tm 1, 12 ; Tt 2, 13
).
Père Fabrice VARANGOT
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En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua
Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : " Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. "
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