Nous vous proposons de venir participer à la récitation du chapelet :
du lundi au vendredi à 17h45, à la Chapelle de la Sainte Vierge,
et le samedi à 17h45, à la nouvelle église.

Semaine du 20 au 26 mars 2005

Semaine dernière (13 au 19 mars 2005)  

DIMANCHE DES RAMEAUX
ET DE LA PASSION DU SEIGNEUR 

Is 50, 4-7 ; Ph 2, 6-11
Mt 21, 1-11 et Mt 26, 14-27, 66
Office Psautier SEMAINE II

Le psaume 21   

   Une fois n’est pas coutume. Penchons-nous quelques instants sur le psaume de ce dimanche. En le lisant, n’avons-nous pas l’impression qu’il parle de Jésus ? et de Jésus en croix ? « Qu’il se sauve » dit le psaume. Comment ne pas rapprocher cela de la phrase des soldats au pied de la croix : « il en a sauvé d’autres, qu’Il se sauve lui-même » ou encore « ils ont percé mes mains et mes pieds » ? N’est-ce pas la dure réalité sanglante de la croix telle que nous la rapportent les évangélistes ? Le psalmiste s’écrie : « ils ont tiré au sort mes vêtements », n’est-ce pas ce que voulaient faire les soldats du Golgotha ? Tout nous évoque, dans une vision prophétique, les récits de la Passion. Pourtant, ne l’oublions pas, ce psaume est antérieur de plusieurs centaines d’années au récit évangélique des événements concernant Jésus. Il a été écrit et chanté au retour de l’Exil, autour des années 530 avant Jésus-Christ.

   Seulement voilà, ce psaume, Jésus en a murmuré les premiers versets du haut de sa croix. « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » qui n’est pas autre chose que le fameux « Elie, Elei, lema sabachtani » . Ce que l’auteur du psaume exprimait de la douleur de se sentir abandonné dans les difficiles événements que vivait le peuple hébreu, Jésus le ressent jusqu’au plus profond de lui-même, et cette prière lui vient aux lèvres spontanément. Certes, en bon juif, Jésus connaissait tous les psaumes et en faisait régulièrement sa prière, mais elle prend ici une signification pathétique impressionnante.
Le psaume 21 est le plus touchant pour nous aujourd’hui car il nous rapproche encore du Christ de la Passion, du Fils de Dieu accomplissant le Salut du monde. Comment ne pas prier ce psaume avec l’émotion qui fut celle de Jésus sur la croix ? Sa souffrance devient la nôtre. Ce psaume nous rapproche encore un peu plus de Lui et contribue à rendre plus intense notre prière.

Père Daniel PONSARD,
Curé

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Mt 21, 1-11

 Quelques jours avant la Fête de la Pâque, Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent à Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-la et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : }Le Seigneur en a besoin, mais il les renverra aussitôt~. » Cela s’est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète : « Dites à la fille de Sion : voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. » Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Comme Jésus entrait à Jérusalem, l’agitation gagna toute la ville ; on se demandait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Semaines précédentes