Prière du chapelet :
du lundi au vendredi à 17h45, à la chapelle de la Sainte Vierge,
et le samedi à 17h45, à la nouvelle église

 

 

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CONFESSIONS

Semaine du 18 au 24 mars 2007

Semaine du 11 au 17 mars 2007  

HIPPIE OU DOCTRINAIRE ?

    Nous la connaissons bien cette maisonnée sans femme avec un écervelé qui tue son père avant l’âge en réclamant un beau matin la fortune de celui-ci : il rassemble sa quote-part, s’en va, tombe dans la débauche, dilapide le capital. Ruiné, il revient demander un salaire d’ouvrier et se retrouve comblé, infiniment plus riche qu’avant, accueilli, fêté dans l’amour dont il s’était follement privé. Profusion du pardon demandé et reçu, bienheureuse renaissance, signe triomphant, indélébile, de la merveilleuse Alliance que Dieu nous destine par son Fils dans le don spirituel de la sainteté.

   Regardons d’un peu plus près le fils aîné, le docile, celui qui a su attendre en servant son père. Il a travaillé au domaine sans arrière-pensée peut-être mais, en tout cas, sans penser que les brebis égarées se retrouvent, que les pécheurs se convertissent, que la famille n’est dans l’harmonie qu’avec la présence et la tendresse de tous ceux qui y sont nés. Il avait bien vite fait son deuil de son cadet. Il est dans son droit, sans doute et oh combien dans son bon droit. Alors, pas un chevreau pour les amis car Papa n’a rien offert ; on ne partage pas ; on est enfermé, imperméable au pardon.

   Pauvre père en vérité, dont les fils ont tête folle et cœur sec. La démarche du pardon est ouverte. Il nous faut l’entreprendre pour éviter d’être les publicains et les pharisiens d’aujourd’hui. Le Père nous attend dans nos frères et dans notre cœur. Il guette le retour de notre misère, il nous supplie de considérer que tout ce qui est à lui est à nous. L’Esprit de sainteté est dans le Fils bien-aimé qui nous accompagne désormais jusqu’à la fin des temps. Libérons-nous de l’hypocrisie et de notre mauvais goût pour le gâchis de la jouissance. Sûrs du pardon de Dieu, confessons notre péché. Reconnaissons en notre prochain le Christ lui-même, frère et Seigneur. Et soyons dans la joie, héritiers que nous sommes d’unité parfaite.

G. de Villoutreys, diacre



Le Retour de l’enfant prodigue 
 Rembrandt Harmensch van Rijn (1606-1669)

4ème dimanche du Carême

Lectures - Année C
 
Jos 5, 10-12 ; Ps 33 ; 2 Co 5, 17-21
Lc 15, 1… 32
Office Psautier SEMAINE IV

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 

Lc 15, 1… 32

   Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ! »
   Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient."  Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : "Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers."  Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : "Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils…"  Mais le père dit à ses domestiques : " Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé."  Et ils commencèrent la fête.
Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit : "C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé."  Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. Mais il répliqua : "Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !"  Le père répondit : " Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé." »

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