Prière du chapelet :
du lundi au vendredi à 17h45, à la chapelle de la Sainte Vierge,
et le samedi à 17h45, à la nouvelle église

 

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CONFESSIONS

Semaine du 14 au 20 septembre 2008  

Semaine du 7 au 13 septembre 

HUIT APÔTRES ET LE SUCCESSEUR DE SAINT PIERRE
 

   Samedi, sur l’esplanade des Invalides, le successeur de saint Pierre présidait l’eucharistie tandis que, derrière lui, se tenaient fièrement mais silencieusement huit « Apôtres » un peu particuliers : huit pièces d’artillerie de la série dite des Douze Apôtres construite pour Frédéric Ier, roi de Prusse, et que Napoléon rapporta de ses campagnes en 1806.

   En ce jour de la fête de l’Exaltation de la Croix, ces canons portent, pour une fois, bien leur nom car tels de bons apôtres, ils nous aident à pénétrer le sens du mystère que nous célébrons. En effet, cela a-t-il un sens d’exalter la Croix ? N’est-il pas scandaleux de vénérer un échafaud infâme ?

   « Les chrétiens cependant n’exaltent pas n’importe quelle croix, mais la Croix que Jésus a sanctifiée par son sacrifice, fruit et témoignage d’un amour immense » (Benoît XVI). De même que les bouches à feu prussiennes aux Invalides ne sont pas le signe de l’occupation étrangère mais un trophée glorieux, de même la Croix est le trophée de la victoire de Jésus sur le péché et sur la mort.

   En contemplant la Croix du Christ – l’arme arrachée aux mains des puissances des ténèbres – le chrétien médite les paroles de saint Paul « où est-elle, ô mort, ta victoire ? où est-il, ô mort, ton aiguillon ? »

   Plus encore, de même qu’on transforme les canons pour un nouvel usage, tels ceux capturés aux Autrichiens qui furent fondus pour bâtir la Colonne de la Grande Armée en 1806 place Vendôme, la Croix a été fondue dans l’Amour miséricordieux de Dieu qui en a transformé la nature. Le sceau de malédiction est devenu le signe de l’amour indéfectible ; l’instrument du bourreau est devenu l’échelle de la vie éternelle.

Père Gabriel Würz

 

 


La Croix glorieuse
Lectures - Année A
 Nb 21, 4-9 ; Ps 77 ; Ph 2, 6-11 ;
Jn 3, 13-17

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Jn 3, 13-17

   Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

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