Semaine du 13 au 19 novembre 2005

Semaine dernière ( 6  au 12 novembre 2005)  

33e Dimanche du Temps ordinaire

Lectures - Année A
Pr 31, 10… 31 ; 1 Th 5, 1-6
Mt 25, 14-30
Office Psautier SEMAINE I


Bourré de talents...

   C’est ce que l’on dit d’un homme ou d’une femme qui sait faire des tas de belles choses que la plupart des autres ne peuvent accomplir. On dira d’un artiste qu’il est « bourré de talents »…
Dans la parabole de ce jour, même le troisième serviteur qui ne reçoit qu’une seule pièce de cette monnaie appelé « talent », peut être dit « bourré de talents » car cette monnaie est une fortune à ce point considérable que personne ne pouvait réellement, au temps de Jésus, posséder une pareille somme… Il n’y a pas d’injustice. La pointe de l’enseignement de Jésus ne vise pas à inciter les hommes à détenir le plus de « talents » possible. C’est le maître qui donne et la valeur est telle que cinq talents ou un seul, c’est quasiment la même chose. Avec de tels chiffres, nous sommes vraiment hors normes ! Non, ce qui importe, c’est ce que l’on va faire de cette somme faramineuse qui nous a été confiée. Ce qui est essentiel, c’est la manière dont nous allons gérer ce « capital » qui nous a été prêté. Et ce « trésor » donné par Dieu, c’est son Amour. Que ce soit à l’unité ou multiplié par cinq, c’est de toutes manières plus qu’il n’en faut. Quand Dieu donne, il donne toujours trop de tout. Rappelez-vous la multiplication des pains. Notre aptitude à faire fructifier cet amour, c’est notre faculté à redistribuer avec générosité ce que nous avons reçu.
En ce jour où Charles de Foucault est béatifié à Rome, songeons à cet homme dont les « talents » nombreux mais gâchés du début de sa vie ont cédé la place à un Amour entièrement donné, donc multiplié. Lui qui disait dans sa prière : « Je remets mon âme entre tes mains, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur et que ce m’est un besoin d’amour de me donner… avec une infinie confiance, car tu es mon Père. »

Père Daniel PONSARD  
Curé-Doyen   

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Mt 25, 14-30

   Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un, creusa la terre et enfouit l’argent de son maître.
  Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : "Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. – Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître."
Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit : "Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres. – Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître."
Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit : "Seigneur, je savais que tu es un homme dur ; tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient." Son maître lui répliqua : "Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a, recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !" »


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
- « Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l’heure » -

  426 – Qu’est-ce que le mérite ?
  Le mérite est ce qui donne droit à la récompense pour une action bonne. Dans ses rapports avec Dieu, l’homme, de lui-même, ne peut rien mériter, ayant tout reçu gratuitement de Dieu. Néanmoins, Dieu lui donne la possibilité d’acquérir des mérites par son union à la charité du Christ, source de nos mérites devant Dieu. Les mérites des bonnes œuvres doivent donc être attribués avant tout à la grâce divine, et ensuite à la volonté libre de l’homme.

427 – Quels biens pouvons-nous mériter ?
Sous la motion de l’Esprit Saint, nous pouvons mériter, pour nous-mêmes et pour autrui, les grâces utiles pour nous sanctifier et pour parvenir à la vie éternelle, ainsi que les biens temporels qui nous sont nécessaires, selon le dessein de Dieu. Nul ne peut mériter la grâce première, qui est à l’origine de la conversion et de la justification.

 
   Catéchisme de l'Eglise Catholique (Site du Vatican)


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