Prière du chapelet :
du lundi au vendredi à 17h45, à la chapelle de la Sainte Vierge,
et le samedi à 17h45, à la nouvelle église

 

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CONFESSIONS

Semaine du 11 au 17 novembre 2007

Semaine du 28 octobre 2007  

32e dimanche du Temps ordinaire
Lectures - Année C 
2 M 7, 1… 14 ; 2 Th 2, 16-3, 5
Lc 20, 27-38

LOI DE MORT, LOI DE VIE

     Nous n’échappons pas dans les moments de détresse, à cette tentation de considérer la vie terrestre comme une amère épreuve et rien d’autre ; certains qui ne voient pas au-delà, qui ne croient pas dans l’au-delà, qui n’ont pas d’espérance, veulent exercer tout pouvoir sur la vie ici-bas, sur son commencement comme sur sa fin ; ils s’efforcent de créer la législation qu’il convient d’inventer parce que l’homme est tout seul dans son univers de vie et de mort et, par conséquent, qu’il doit seul y régner.
   C’est le point de vue du roi cruel Antiochus (1ère lecture de ce dimanche) ; il est peut être frappé du courage de ses victimes, mais il prétend exercer le droit en torturant et en tuant : c’est aussi l’impasse où s’enferment les sadducéens dans le passage de l’évangile que l’Eglise nous donne à méditer aujourd’hui : arc-boutés sur la loi sacrée donnée par Moïse, ils veulent enfermer Jésus dans la contradiction. Leur loi fondamentale est que rien d’heureux ne suit la mort. Ils refusent à l’amour sa place, celle de la résurrection, de la vie restaurée éternellement. Ils n’ont pas du tout entendu Zacharie, vieux papa s’écriant auprès de Jean-Baptiste son nouveau-né de fils : Tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu’il est sauvé (Lc 1,76-77).
   Nous croyons que Dieu sauve, qu’il est venu parmi nous comme un petit enfant auquel a été donné un nom : Jésus. Nous croyons que les épousailles sont davantage que l’application de formalismes légaux pour le bon ordre d’une société civile évoluée. Nous croyons que la loi est au service du bien commun de toutes tribus et nations, multitude éternellement aimée par un Créateur Tout-Puissant. Nous croyons que l’amour est juste. Efforçons- nous d’y obéir.

Geoffroy de Villoutreys

 
Le tympan du Jugement Dernier
Conques - Aveyron

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Lc 20, 27-38

    Des Sadducéens – ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus, et ils l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu’il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour femme ? »
   Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : “le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob”. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. »

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