Nous vous proposons de venir participer à la récitation du chapelet :
du lundi au vendredi à 17h45, à la Chapelle de la Sainte Vierge,
et le samedi à 17h45, à la nouvelle église

 

 

Semaine du 9 au 15 octobre 2005

Semaine dernière ( 2 au 8 octobre 2005)  

28e Dimanche du Temps ordinaire

Lectures - Année A
Is 25, 6-9 ; Ph 4, 12… 20
Mt 22, 1-14
Office Psautier SEMAINE IV


Excusez-moi, j’ai d’autres choses à faire…

      Si la foi est un don de Dieu, c’est aussi une proposition qui implique notre libre arbitre. La première obligation du chrétien est d’aimer Dieu et son prochain. C’est Jésus lui-même qui nous donne cela comme le premier de tous les commandements. Je peux l’appliquer sans en connaître l’origine : les chrétiens n’ont pas le monopole de l’Amour. Mais ma liberté est telle que je peux aussi accepter ou refuser cette loi d’amour, dont je sais qu’elle a Dieu pour origine. Je peux me dérober aux engagements qu’elle induit. Dire et ne pas faire est un reproche fréquemment fait par Jésus aux Pharisiens. Etre chrétien, c’est bien sûr croire et adhérer à la Parole de Dieu, c’est aussi répondre à cet amour par des gestes concrets. Les invités aux noces dont il est question dans la parabole de ce dimanche, qui déclinent l’invitation sous des prétextes divers, ont sans doute des raisons personnelles de le faire. Mais pour autant, ne passent-ils pas à côté de l’essentiel ? La participation à la messe dominicale doit être considérée comme une « obligation » non pas imposée par une loi humaine, ni même une règle à respecter parce que dictée par l’Eglise, mais bien comme « une obligation intérieure » qui jaillit spontanément de la loi d’Amour. Je ne peux pas prétendre aimer Dieu si je ne le rencontre jamais dans son Eucharistie. Lorsque le prêtre à l’autel, peu de temps avant la communion, dit en montrant l’hostie déjà partagée : « heureux les invités au repas du Seigneur » cette invitation ne doit pas être perçue comme ne concernant que la seule communion, mais doit être entendue bien antérieurement et comme englobant l’ensemble de la Célébration Eucharistique. Comme tous les sacrements, la pratique dominicale régulière est un élément essentiel de la foi vécue. Soyons attentifs à ne pas nous dérober à cet Appel Intérieur qui est bien plus que le simple respect d’une règle promulguée seulement pour la bonne marche d’une Institution.

Père Daniel PONSARD 
Curé-Doyen
 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Mt 22, 1-14

   Jésus disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : "Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce." Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : "Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce." Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : "Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?" L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : "Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents." Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »

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