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Semaine du  9 au 15 janvier 2005

Semaine dernière ( 2 au 8 janvier 2005)  

BAPTÊME DU SEIGNEUR

   
Lectures  - Année A
IIs 42, 1… 7 ; Ac 10, 34-38
Mt 3, 13-17
Office Psautier SEMAINE I

  L’événement du baptême de Jésus par Jean-Baptiste que nous célébrons aujourd’hui appelle quelques précisions. Lorsque nous parlons du baptême de Jésus, il s’agit du baptême reçu par Jésus – qui était en réalité celui conféré par Saint Jean-Baptiste – et non pas du baptême institué par Jésus qui est le baptême chrétien.

  •  Le baptême de Jean est un baptême de pénitence en vue de préparer la venue du Messie. Car contrairement aux prophètes anciens, Jean-Baptiste n’annonce plus les temps messianiques pour un avenir lointain et indéterminé : le Dieu d’Israël va enfin se manifester et sauver Son Peuple.
    Aussi dans cette attente, fallait-il que chacun se préparât par une sincère pénitence à recevoir le Sauveur. Et de partout les gens affluaient vers le précurseur : et tous confessaient leurs péchés et se soumettaient à un bain rituel – un baptême - dans le Jourdain comme pour se faire une âme neuve et signifier leur démarche de conversion intérieure.
    Pris matériellement, le baptême de Jean n’était pas original. Les lotions et les bains rituels se retrouvent dans bon nombre de religions. Le Lévitique prescrivait des rites de purification et le judaïsme connaissait un baptême des prosélytes.
    Mais Jean-Baptiste ne conçoit pas son baptême comme un simple rite de purification : c’est un rite de conversion annonciateur d’un « siècle » nouveau. Si le baptême de Jean n’est pas encore celui de Jésus qui fait entrer dans le royaume de Dieu, il le prépare et l’annonce comme imminent.

  •  Pourquoi Jésus s’est-Il soumis au rite du baptême de Jean ? Car enfin, Jésus qui est Dieu fait homme n’avait pas besoin de se repentir ni de se convertir ; de plus Il apportait la réalité du Règne que Jean annonçait.
    Mais puisque ce baptême avait pour but de préparer l’avènement du Royaume de Dieu inauguré par le Christ, il convenait que Celui-ci entrât dans toutes les dispositions nécessaires pour y accéder et nous en ouvrir ainsi la voie.

  • Quand le Christ a-t-Il institué le sacrement du baptême ? Nul n’en connaît le moment précis et d’ailleurs ce point relève d’une certitude théologique et non de faits circonstanciels.
    En tous cas – et les Pères de l’Eglise le soulignent à l’envi – la manifestation de la Sainte Trinité qui accompagne le baptême du Seigneur présage la transformation du baptême de Jean opérée par Jésus.
    Ce qui est certain, c’est que le baptême proprement chrétien – le baptême sacramentel – qui est à la fois le fruit et le prolongement de la Passion salvifique du Christ, sera prescrit solennellement par le Seigneur au moment de quitter la terre lorsqu’Il enverra ses apôtres dans le monde entier afin de poursuivre Son œuvre (Mt 28, 19).

Avec Jésus, descendons dans l’eau du Jourdain, pour remonter avec Lui et devenir, en Lui, les fils bien-aimés du Père dans lesquels Il mettra tout Son amour.

Albert JACQUEMIN
Vicaire

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Mt 3, 13-17

Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.
Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »

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