Prière du chapelet :
du lundi au vendredi à 17h45, à la chapelle de la Sainte Vierge,
et le samedi à 17h45, à la nouvelle église

 

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CONFESSIONS

Semaines du 8 au 14 juin 2008

Semaine 1er au 7 juin 2008  

10ème Dimanche du Temps ordinaire

Lectures - Année A
Os 6, 3-6; Ps 49 ; Rm 4, 18-25
Mt 9, 9-13

SUIS-MOI !

   Dans l’Évangile de ce dimanche, les personnages douteux attablés avec Jésus ne semblent pas autrement gênés par leur misérable réputation. L’un d’eux s’était fait inviter; ils l’ont suivi; les voilà partageant le repas du Rabbi. Apparemment, cela va plutôt bien avec les disciples dont ils ne sont pas ou pas encore. Ceux-ci d’ailleurs sont assez discrets. Mais il y a les pharisiens qui, eux, trouvent à redire, à fustiger, à condamner Jésus. Ils sont dans leur rôle, ces veilleurs à l’orthodoxie du comportement et, subtilement, s’adressent non à l’auteur du scandale, mais à ceux qui le suivent en silence.
   Nous sommes nous-mêmes ces trois groupes à la fois. D’abord publicains, invités nous aussi quand le pardon de Dieu nous sollicite. Acceptons chaque matin d’entendre « suis-moi », de faire comme Matthieu à la sortie de Capharnaüm, de nous rappeler Abraham l’antique patriarche, Osée le prophète, Paul le persécuteur converti. Dieu nous appelle à renaître, en union à sa sainteté.
   Interpellés, critiqués, nous sommes aussi, sans doute, de vrais disciples auprès du Maître qui, face aux hypocrites, enseigne à tous le chemin. Nous pouvons témoigner humblement de la vie par nos actes et laisser l’Esprit de vérité répondre en nous et par nous.
   Trancherons-nous pour notre prochain ? Constante est la tentation de décider du haut de nous-mêmes pour les autres. Dire du mal est tellement amusant ! Et tellement facile aussi car le mal sévit en effet ! Pharisiens plus souvent qu’à notre tour et la plupart du temps pharisiens ignorants, nous reconnaissons-nous dans ces impitoyables censeurs ?
   Accueillons Jésus; par pure grâce, il vient nous chercher.

G. de Villoutreys, diacre

 La vocation de saint Matthieu - Michelangelo Merisi, dit Le Caravage Eglise Saint-Louis-des-Français - Rome

La vocation de saint Matthieu
Michelangelo Merisi, dit Le Caravage

Eglise Saint-Louis-des-Français, Rome

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

Mt 9, 9-13

   Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.
  Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

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