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Semaine du 8 au 14 février2004
Semaine dernière (1 au 7
février)
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5e
DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE |
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Lectures - Année C
Is 6,1-8; 1 Co 15, 1-11
I,c 5, 1-11
Office Psautier SEMAINE I
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"Seigneur, n'arrête pas l'œuvre de tes mains" (Ps 137)
Nous sommes entre les mains du Seigneur: ainsi, notre foi, grâce pour l'unité reçue
à notre baptême, nous pousse à nous remettre toujours entre les mains du Tout-puissant. Mais nous sommes aussi les mains que le Seigneur veut bien choisir pour modeler sa plus grande gloire et achever le salut du monde. La grâce répandue par le Sauveur à tout l'univers n'agit pas sans nous, ne se propage pas sans notre " oui ". Elle, sans laquelle nous ne pouvons rien faire, n'agit que pour nous, elle n'est à l'œuvre qu'avec notre adhésion dans la liberté bienfait que Dieu nous donne en héritage.
Or. le monde a cette invraisemblable prétention (et en effet quelque capacité) de tarir pour un temps la bénédiction dont l'humanité est l'objet de toute éternité. Nous le savons et nous en sommes quelquefois complices, le bon grain pousse ici-bas mêlé
à l'ivraie, l'amour grandit mais côtoyé par le mensonge, l'incrédulité s'insinue dans l'action de grâce.
Les trois lectures de ce 5e dimanche du temps ordinaire annoncent d'emblée le rappel de notre indignité - Isaïe crie, " malheur
à moi, je suis perdu, je suis un homme aux lèvres impures " ; Saint Paul se déclare indigne d'être envoyé du Christ " car il a persécuté l'Eglise de Dieu " ; Simon-Pierre tombe aux pieds de Jésus en disant
"éloigne-toi, je suis un homme pécheur ! "
Ce que nous enseignent aussi ces. textes, c'est que la visite de Dieu révèle à ceux qui le reçoivent leur vocation à être un en sa sainteté. Dieu prend l'initiative
de s'abaisser jusqu'à nous et, la montagne de notre orgueil, c'est, lui qui l'efface. Il prend notre condition d'hommes et nous restaure en co-opérateurs de la charité; il nous rend la certitude du bonheur éternel, conforme à notre constitution. Nous voici appelés par le Christ à entreprendre ici et maintenant par lui, avec lui, en lui, un cheminement dans l'au delà de nous-mêmes. Nous voici envoyés pour porter sans crainte le message de la vie à notre prochain. Nous voici priés de nous réveiller, de nous visiter. Dans l'obéissance à Dieu nous sommes les mains de Dieu.
G. de VILLOUTREYS
diacre
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| Evangile de Jésus Christ selon
saint
Luc |
Lc 5, 1-11 |
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Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth: la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac, les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: " Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. " Simon lui répondit: " Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais sur ton ordre, je vais jeter les filets. - Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de
l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. " L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: " Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. " Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
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