LETTRE ENCYCLIQUE
DEUS CARITAS EST

DU SOUVERAIN PONTIFE
BENOÎT XVI


Association des Brancardiers et Infirmières de l’Ile de France

  



Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem 

 

 

Semaine du 5 au 11 mars 2006

Semaine dernière (26 février au 4 mars 2006)  

1er DIMANCHE DE CARÊME

Lectures - Année B
Gn 9, 8-15 ; 1 P 3, 18-22
Mc 1, 12-15
Office Psautier SEMAINE I

Court et étrange…

    La page de l’évangile de ce jour est brève et pose deux questions :

-  Saint Marc, qui en est l’auteur, nous dit que « Jésus venait d’être baptisé… » Mais Jésus n’avait pas besoin d’être baptisé puisque nous avons l’habitude de dire que le baptême enlève le péché et que Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même, ne peut pas pécher. Pourquoi ne pas faire l’économie de ce geste apparemment inutile ?

-  Ce même saint Marc nous dit que Jésus va dans le désert et qu’il est « tenté par Satan… » mais pour les mêmes raisons que plus haut, il ne peut pas céder à la tentation, (ce qui serait un péché) et que, là encore, Fils de Dieu et Dieu lui-même, il ne peut pas pécher… A quoi donc ces tentations peuvent-elles servir ? Cela nous paraît étrange.

  La réponse est simple : Jésus est vrai Dieu et vrai homme. Même s’il n’avait pas besoin du baptême et s’il ne pouvait pas céder à la tentation, il connaît et éprouve ce que connaissent tous les hommes. Jésus ne fait pas « semblant » d’être un homme, il l’est vraiment. Mais plus important encore, il permet à Dieu de manifester par Lui, et par anticipation, qu’il sera le grand triomphateur du mal absolu que représente la mort. Par sa propre mort, il vaincra la mort. En ressuscitant à Pâques, il manifestera la victoire définitive de la Vie. Si l’évangéliste Marc place dès le début de son texte ces annotations, c’est comme pour nous faire déjà entrevoir quel sera le sommet du récit qu’il entreprend. Dans ce chapitre 1, tout converge déjà vers la Résurrection, toute notre attention est attirée vers l’événement du Salut. Ces remarques qui nous dérangent ont un but pédagogique. Le péché sera vaincu par Celui qui ne peut pas pécher mais qui peut vaincre ledit péché. La pédagogie divine peut nous paraître insolite alors qu’elle est si sage, si belle, et nous concerne de si près. En ce début de Carême, nous voilà déjà avertis : Jésus est le vainqueur du mal. Dès son premier chapitre, saint Marc nous fait déjà entrevoir la conclusion. Il nous met sur la voie.

Père Daniel PONSARD

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

Mc 1, 12-15

   Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
Après l’arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE

  594 – Pourquoi disons-nous : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardon-
nons aussi à ceux qui nous ont offensés » ?

  En demandant à Dieu notre Père de nous pardonner, nous nous reconnaissons pécheurs devant lui. Mais nous confessons en même temps sa miséricorde parce que, en son Fils et par les sacrements , « nous recevons la rédemption et la rémission de nos péchés » (Col 1, 14). Notre demande ne sera cependant exaucée qu’à condition que, de notre côté, nous ayons d’abord pardonné.
  595 – Comment le pardon est-il possible ?
  La miséricorde ne pénètre notre cœur que si nous savons, nous aussi, pardonner, même à nos ennemis. Désormais, même si, pour l’homme, il semble impossible de satisfaire à cette exigence, le cœur qui s’offre à l’Esprit Saint peut, comme le Christ, aimer jusqu’à l’extrême de l’amour, transformer la blessure en compassion, et l’offense en intercession. Le pardon participe de la miséricorde de Dieu et est un des sommets de la prière chrétienne.
  
  
   Catéchisme de l'Église Catholique (Site du Vatican)


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