|
|
REPONSES A DES
QUESTIONS...
LE
MARIAGE
SOMMAIRE :
- Quelles sont les démarches à entreprendre ?
- Pourquoi une préparation ?
- Comment se déroule cette préparation ?
- Quand se prépare la célébration religieuse ?
- Qui peut être témoin ?
- Combien ça coûte ?
- Les fiançailles ont-elles encore un sens aujourd'hui ?
- Pourquoi le mariage ?
- Et si je n'ai pas reçu la confirmation, puis-je me marier ?
- Le mariage sera-t-il célébré au cours d'une messe ?
- Qu'est-ce qu'est la déclaration d'intention ?
- Que signifie "être libre" ?
- Qui peut se marier ?
- En quoi le mariage est-il un sacrement ?
Les informations qui vous sont communiquées, le sont sous
forme de réponses à des questions fréquentes. La plupart du
temps, elles sont brèves et peuvent susciter de nouvelles
interrogations. Posez-les, en nous
adressant un message.
1/ Quelles sont les démarches à entreprendre ?
Venir vous inscrire entre un an et six mois avant la date
prévue pour le mariage, à l'accueil de la paroisse de votre
domicile au moment de la permanence de l'un des prêtres. Si
vous ne la connaissez pas, elle vous sera indiquée. Ce sera la
première étape qui ouvrira le temps de la préparation.
Souvent, les futurs mariés sont préoccupés d'abord par les
dispositions matérielles, comme la salle où aura lieu la fête
familiale et amicale qui suit la célébration religieuse. Cela
est compréhensible, mais pourquoi ne pas anticiper tout autant
la préparation humaine et spirituelle ?
Le mariage peut être célébré en dehors de la paroisse
parisienne : c'est le cas lorsque la famille de l'un ou des
deux futurs mariés habite en province. Commencez alors par
prendre contact avec le Curé de cette paroisse pour envisager
avec lui ce qui est possible, puis inscrivez-vous dans votre
paroisse parisienne.
Il arrive aussi que les futurs mariés cherchent une salle dans
les environs de Paris, puis, l'ayant trouvée, sillonnent les
environs à la recherche d'une petite église sympathique et
chaleureuse. Après être tombés sous le charme, ils demandent
au Curé du lieu de pouvoir célébrer leur mariage dans cette
église-là. Il peuvent avoir des surprises, et essuyer un refus
légitime : d'une part, les prêtres sont surchargés, d'autre
part, vous passez et ils ne vous reverront plus. Cela revient
un peu à les considérer comme des prestataires de service au
même titre que le propriétaire de la salle ou le traiteur.
Votre mariage, la célébration d'un sacrement, la vie de
l'Eglise ont une autre valeur, même si l'on peut comprendre
l'importance du cadre.
Et l'expérience montre qu'il n'est pas impossible de célébrer
le mariage à Paris puis de partir dans la région pour les
festivités familiales et amicales. L'avantage est aussi que le
prêtre ou le diacre qui assure votre préparation, reçoit aussi
vos consentements.
2/ Pourquoi une préparation ?
Vous choisissez de vous marier : c'est une belle et bonne
décision. Vous choisissez de vous "marier à l'Eglise" : vous
demandez donc un sacrement. C'est pour ces deux motifs que
l'Eglise demande un temps de préparation humaine et
spirituelle au mariage. Cela concerne, bien sûr, le moment de
la célébration, mais, plus encore, la vie conjugale et
familiale que vous voulez construire ensemble.
Le mot mariage désigne en effet deux réalités, liées entre
elles : le jour du mariage et l'état de vie lui-même. Il
serait cruel que le jour du mariage soit merveilleux ou
romantique et que la suite soit un fiasco. Or nous savons tous
que la vie conjugale et familiale est rudement malmenée
aujourd'hui, au point que si vous surfez au mot consentement
mutuel, vous trouverez des renseignements concernant le
divorce et non le mariage. Et c'est un comble, parce que ce
qui fait le sacrement du mariage, c'est précisément le
consentement mutuel des deux baptisés.
La préparation au mariage indique combien l'Eglise estime
cette vocation et prend au sérieux votre projet de vie.
L'expérience montre que les futurs mariés sont heureux de
cette possibilité qui leur est offerte d'approfondir leur
choix, qu'ils ont déjà réfléchi mais pour lequel ils ont
besoin d'être éclairés et aidés : ils pressentent aussi que
l'aventure de l'amour conjugal est belle mais aussi
périlleuse.
3/ Comment se déroule cette préparation ?
Elle se déroule normalement sur une année. Pourquoi cette
durée, qui peut paraître longue ? Pour que les deux futurs
mariés disposent du temps nécessaire pour mûrir cette
décision, ce qui correspond aux fiançailles. Nous avons besoin
de temps pour assimiler les réalités les plus profondes de la
vie humaine : l'expression familière "se poser" exprime bien
la nécessité d'interrompre de temps en temps la course dans
laquelle nous sommes entraînés, notamment avec le rythme de la
vie professionnelle et de la vie urbaine. La préparation ne
vise pas seulement à fournir quelques informations utiles,
elle veut aider à mettre en mouvement le dialogue conjugal
chrétien dans la vérité.
L'objectif de la préparation est double : aider à percevoir la
réalité de la vie chrétienne dont le mariage fait partie,
favoriser la découverte mutuelle des futurs mariés en abordant
des questions fondamentales qui font rarement l'objet
d'échanges approfondis et nourris par un apport extérieur.
Son déroulement varie selon les endroits. A saint Christophe,
nous sommes attentifs à un accompagnement personnel :
rencontres avec un prêtre ou un diacre pour pouvoir suivre au
mieux l'évolution de chaque futur couple et répondre aux
questions qu'il se pose. Ces rencontres sont complétées par
deux types de rencontre : l'une, Questions de foi se donne
pour objectif en quatre soirées d'accompagner ensemble
plusieurs couples sur les chemins de la redécouverte de la vie
chrétienne, l'autre, sous forme d'une session ou d'un week-end
se donne pour objectif d'aborder plus directement les
questions relatives à la vie conjugale et familiale.
4/ Quand se prépare la célébration religieuse ?
On ne commence pas par elle, pour avoir le temps de porter
l'attention sur ce que représente le mariage comme état de
vie. Cette préparation se fait essentiellement avec le prêtre
ou le diacre qui recevra vos consentements. Vous serez guidés
par votre accompagnateur et une brochure très claire qu'il
vous remettra.
Une des questions qui se posera, notamment, sera de savoir si
le sacrement de mariage sera célébré au cours d'une messe ou
pas. Il n'y a pas d'obligation, surtout si vous ne participez
pas habituellement à la messe. Dans le cas où la messe n'est
pas célébrée, c'est bien le sacrement du mariage qui est
célébré et non une "simple bénédiction" comme on a coutume de
le dire encore aujourd'hui. La bénédiction nuptiale est une
prière particulière prononcée sur les nouveaux époux par le
prêtre ou le diacre, qu'il y ait ou non célébration
eucharistique.
5/ Qui peut être témoin ?
Toute personne de plus de seize ans. Normalement, deux témoins
suffisent. Généralement chaque futur conjoint a deux témoins.
Il n'est pas nécessaire qu'ils soient baptisés, car leur rôle
est d'attester que le mariage a bien été célébré. Il n'est
cependant pas déplacé que vous les choisissiez en désirant
pouvoir leur faire confiance et compter sur eux, dans les
moments joyeux comme dans les moments plus difficiles.
6/ Combien ça coûte ?
Dans un mariage, ce n'est habituellement pas le moment qui
revient le plus cher. Si la célébration d'un sacrement n'a pas
de prix, il est bien certain que des frais sont engagés par la
paroisse où se déroule la célébration : une participation aux
frais est prévue. Pour en connaître le montant indicatif,
s'adresser au Curé. Il est d'usage qu'une quête soit faite
pendant le mariage lui-même, dont le montant est remis à la
paroisse.
Il est bon aussi de penser à remettre une offrande à la
paroisse où vous avez été accompagnés pour la préparation :
cela représente du temps passé et de l'attention, et le clergé
ne vit pas seulement de l'air du temps, de la seule joie
d'accompagner des frères et sœurs vers le mariage, ou de la
seule bonté de Dieu. Cela peut se faire selon la modalité du
Denier de l'Eglise, contribution volontaire et annuelle des
baptisés à la vie et à la mission de l'Eglise.
7/ Les fiançailles ont-elle encore un sens aujourd'hui ?
Les fiançailles correspondent à la période, plus ou moins
longue, qui sépare le choix du mariage avec une personne
déterminée, de la célébration elle-même. Elle constitue une
étape importante car elle donne consistance à une relation
particulière avec une autre personne : pour elle et lui, il et
elle sont devenus uniques parmi les autres. Une promesse de
mariage est faite, qui lie l'un à l'autre les fiancés et
transforme leur relation : ils vont apprendre à se connaître
davantage, à entrer dans une rencontre appelée à plus de
vérité, même si l'amour encore jeune idéalise l'autre, à mûrir
le décision de se marier. La nature des fiançailles est leur
précarité : elles sont transitoires, puisqu'elles sont
orientées vers le mariage, et elles peuvent être rompues,
puisqu'elles sont destinées à favoriser une vraie liberté
entre les deux fiancés.
La société dans laquelle nous vivons a largement dévalué cette
étape. Les futurs mariés vivent aujourd'hui majoritairement en
concubinage avant leur mariage. Il fut une époque où cette
manière de vivre avait valeur d'essai : pour être sûr que
c'est bien lui ou elle, vivons ensemble. On doit bien
reconnaître que ce principe n'a pas démontré sa véritable
efficacité : cela n'a pas empêché les séparations
douloureuses, après le mariage.
La vie commune avant le mariage relève davantage aujourd'hui
d'un modèle social commun. Mais il appelle une attention
particulière : la vie commune, qui se passe bien et sans
anicroche, n'implique nullement que les deux personnes se
connaissent dans leur profondeur particulière, Il n'est pas
rare d'entendre, au détour d'un échange de préparation au
mariage : "Tiens, tu penses ça ! Je n'aurais pas cru."
Heureuse découverte, qui manifeste que la joie naît de la
rencontre de l'autre qui ne pense ni ne réagit comme moi, qui
ne connaît Dieu ni n'est connu de lui de la même manière que
moi, qui est en de multiples façons autre que moi.
Cette vie peut même constituer une entrave à la liberté
personnelle. Il arrive que les deux futurs mariés se rendent
compte qu'ils doivent se séparer parce que leur vie à deux se
développait en fait comme un cocon sur le mode de la fusion :
c'est une décision rude, mais courageuse, belle, et finalement
salutaire.
Mais la vie commune empêche souvent de percevoir que le
mariage va effectivement changer quelque chose à la relation.
On le comprend spontanément comme l'aboutissement de ce qui a
déjà été vécu, et heureusement vécu. Mais, si c'est un
aboutissement, qu'y aura-t-il après ? Les enfants, peut-être,
mais ce ne sont pas eux qui font vivre le couple, car la
famille s'appuie sur le couple qui lui donne sa stabilité. Or
le mariage change effectivement quelque chose à cette
relation, ne serait-ce que psychologiquement, du seul fait
qu'il constitue un commencement fondé sur un lien voulu et non
plus tacite, un lien qui est voulu comme irréversible et qui
se nomme amour conjugal.
8/ Pourquoi le mariage ?
Si vous vous préparez au mariage, des membres de votre
entourage vous l'ont probablement posée. Le concubinage est
plutôt la règle, quand ce n'est pas le célibat, largement
célébré par les médias : l'apologie de la liberté sans
contraintes s'accommode bien de cet éloge du célibat moderne,
pour autant que l'on ait santé, richesse et si possible
beauté. Et quelqu'un auprès de qui recevoir réconfort et
plaisir.
Le mariage correspond à une réalité fondamentale de la
condition humaine. Donner la vie et offrir une cellule stable
aux enfants ? Sans doute, mais ce n'est probablement pas le
fondement premier du mariage. La procréation n'implique pas en
elle-même le lien matrimonial, des couples non mariés peuvent
vivre effectivement une réelle stabilité, des structures
sociales, plus larges que celle des seuls parents, permettent
d'assurer également des dispositions favorables pour la
croissance des petits. Ce qui est ici désigné, c'est qu'un
homme et une femme sont nécessaires pour que la vie soit
effectivement transmise, qu'une personne singulière nouvelle
vienne à l'existence
Nous le voyons dans l'organisation des sociétés, y compris
contemporaines. Même lorsque le mariage structure la vie des
individus, l'éducation des enfants ne repose pas seulement sur
les parents. La famille désigne une réalité assez vaste la
plupart du temps, ce qui n'est plus le cas dans nos sociétés
occidentales, et le mariage, tel qu'il a été pratiqué chez
nous, donne une forme sociale à des liens qui dépassent les
individus.
Un des traits de l'évolution moderne réside dans la mise en
valeur progressive de la personne par rapport à son groupe
d'origine. Souvent, d'un point de vue social, cette
affirmation s'est opérée sur le mode de l'opposition entre
l'individu et le groupe en vue d'une autonomie acceptée. Mais
la reconnaissance de la personne singulière n'est pas
fondamentalement opposée à celle de la communauté humaine, car
ces liens sont vitaux pour chacun.
Cette situation, neuve dans l'histoire de l'humanité, permet
de comprendre en quoi le mariage correspond à une réalité
fondamentale de la condition humaine, une réalité dont les
termes paraissent encore aujourd'hui contraires : la personne
et les autres, ou l'autre, car le mariage fonde une communauté
de vie reposant sur le choix libre et volontaire de deux
personnes. Les difficultés que rencontre l'institution du
mariage dans nos sociétés mettent profondément en évidence le
sens de ce qui est en gestation et le chemin pour que
l'humanité progresse un peu : l'individu et la collectivité.
9/ Et si je n'ai pas reçu la confirmation, puis-je me marier ?
Normalement, non, car le baptême et la confirmation sont les
deux sacrements qui font le chrétien, même si dans la
tradition catholique ils sont conférés séparément. C'est à
cause de cela que beaucoup de jeunes adultes n'ont pas reçu ce
sacrement.
Mais la préparation au mariage est souvent l'occasion de
"raccrocher les wagons" après une période plus ou moins longue
d'éloignement, due aux études, aux déménagements, à la vie
professionnelle. C'est pourquoi l'on admet en France que les
futurs mariés puissent ne pas être confirmés. Ce sacrement
peut être reçu après, et devrait l'être. On s'y prépare et
c'est la meilleure manière de poursuivre ce qui a été commencé
avant le mariage. Il suffit de vous inscrire au catéchuménat
des adultes. C'est la même chose si l'un des futurs mariés, ou
les deux, n'ont pas encore communié.
10/ Le mariage sera-t-il célébré au cours d'une messe ?
Cette question est importante et vous l'aborderez avec le
prêtre ou le diacre qui vous accompagnera lorsque vous
envisagerez la célébration religieuse. Pourquoi la question se
pose-t-elle ? D'abord parce que la coutume a lié ces deux
sacrements, conduisant d'ailleurs à une certaine confusion
puisque l'on parle à tort de "simple bénédiction" lorsque l'on
ne célèbre pas la messe le jour du mariage. Ensuite parce que
la coutume se fonde sur un lien étroit entre mariage et
eucharistie.
Pour le dire rapidement, le sacrement du mariage transforme la
réalité naturelle du mariage en signe de l'amour mutuel du
Christ et de l'Eglise. Les époux reçoivent dans le sacrement
du mariage la grâce d'aimer, et donc d'apprendre à aimer,
comme le Christ et l'Eglise : le don mutuel des personnes,
exprimé dans le consentement mutuel, constitue la source vive
de la vie conjugale chrétienne, comme communion de deux
personnes distinctes. C'est cela l'amour.
Le sacrement de l'Eucharistie, qui correspond à la seconde
partie de toute messe, constitue l'union actuelle du Christ et
de l'Eglise : le Christ se donne à l'Eglise pour qu'elle
puisse s'unir à lui et s'offrir au Père. Ce don, qui est le
cœur même de la vie de l'Eglise et donc de tout baptisé en
elle, se réalise sous les espèces du pain et du vin : "Ceci
est mon corps", "Ceci est mon sang".
Cet accord intérieur des deux sacrements conduit à les
célébrer ensemble, pour manifester la source du sacrement du
mariage. C'est pourquoi, dans la déclaration d'intention que
vous rédigerez, vous trouvez à propos du projet de vie
conjugale la formule : "Je m'y emploierai, éclairé(e) par
l'Evangile, nourri(e) par l'Eucharistie, soutenu(e) par
l'Eglise."
Il peut se trouver toutefois que vous ne participez pas, ou
pas encore, à la messe chaque dimanche et que ce sacrement
vous reste du coup inconnu. Il est préférable de prendre en
compte cette situation pour éviter de vous trouver dans une
situation spirituelle fausse, et de choisir alors que le
sacrement de mariage sera célébré sans eucharistie. Il reste
que, si vous voulez aller jusqu'au bout de votre démarche, une
redécouverte de ce sacrement doit pouvoir être envisagée, à
votre rythme.
11/ Qu'est-ce qu'est la déclaration d'intention ?
C'est un document à la fois officiel et personnel.
Officiel, car il s'agit d'une pièce versée au dossier
administratif et qui atteste que vous savez bien ce que vous
faites en vous mariant à l'église. Sa rédaction suppose donc
la clarté par rapport aux caractéristiques du mariage
catholique et la vérité de votre parole qui exprime votre
choix libre de ce chemin-là. Le texte de la déclaration
exprime les caractéristiques essentielles du mariage tel que
l'entend l'Eglise catholique.
Personnel aussi, et c'est pourquoi chacun des futurs mariés
doit en rédiger une : en ce domaine, le "nous" suppose
l'existence de deux sujets distincts et également libres, ce
que manifestent les deux déclarations. La déclaration
d'intention est l'occasion pour chacun de reprendre les points
essentiels du mariage et des les mettre "noir sur blanc",
selon l'expression familière. C'est un acte fort et non une
formalité administrative, dans la mesure où vous y exprimez ce
que vous voulez.
Vous pouvez en conserver une copie.
12/ Que signifie "être libre" ?
La première condition pour qu'un mariage puisse être célébré
consiste dans la liberté des deux futurs conjoints. Cette
liberté indique, bien sûr, que chacun est libre, c'est-à-dire
qu'il n'est pas lié par un autre lien objectif, comme l'est un
mariage antécédent.
Le contenu de l'expression "en pleine liberté", utilisée dans
la déclaration d'intention et le jour du mariage, est double :
négatif et positif.
Négatif, il signifie "sans contrainte". La contrainte peut
être extérieure ou intérieure. Extérieure, elle consiste en
une pression, physique ou morale, pour contraindre au mariage.
Intérieure, elle sera de nature morale ou psychologique, et
elle peut être plus subtile ou moins consciente : si je dis
que je ne veux pas me marier, que va-t-il se passer et que
va-t-on penser de moi puisque tout est retenu.
Positif, il signifie de "mon propre mouvement intérieur", en
forme d'élan réfléchi. Et il porte sur l'autre personne, telle
que l'on a appris à connaître et avec laquelle on a conçu le
projet de la vie conjugale et familiale.
La détermination vise le mariage tel que l'entend l'Eglise
catholique, dans la fidélité, l'indissolubilité et l'accueil
de la vie.
13/ Qui peut se marier ?
Un homme et une femme, baptisés et confirmés, de confession
catholique. Ils doivent être majeurs, libres de tout lien
conjugal, sans lien de parenté proche, ne rien cacher de grave
au futur conjoint. Ils ne doivent pas être incapables majeurs.
Le mariage religieux est, en France, précédé du mariage civil
qui est obligatoire.
Si vous n'avez pas reçu la confirmation, le mariage est
possible en France. Mais il est bon d'envisager de recevoir ce
sacrement après le mariage.
Si l'un de vous est baptisé mais appartient à une autre
confession chrétienne (protestant, orthodoxe, anglican), une
dispense sera nécessaire.
Si l'un de vous n'est pas baptisé (et appartient ou non à une
autre religion) une dispense sera nécessaire. L'Eglise demande
au minimum que la partie non baptisée respecte les engagements
de vie de la partie baptisée, notamment en ce qui concerne
l'éducation des enfants.
14/ En quoi le mariage est-il un sacrement ?
Par rapport aux autres sacrements, Le sacrement du mariage est
particulier. Le moment où il s'accomplit est lorsque les
futurs époux échangent leur consentement mutuel que reçoit un
prêtre ou un diacre. C'est pourquoi l'on dit parfois, mais de
manière un peu inexacte, que les futurs époux se donnent le
sacrement du mariage. Mais, en fait, il est un acte qui
concerne l'Eglise dans son ensemble, et c'est pourquoi la
présence de quelqu'un d'autorisé pour recevoir ces
consentements est indispensable.
En fait, ce qui fait le sacrement du mariage, c'est le
consentement mutuel de deux baptisés. La source en est donc le
baptême de chacun des deux, qui donne au consentement mutuel
valeur de sacrement. Mais quelle est la grâce communiquée par
ce sacrement ? Elle est intérieure au consentement échangé, de
fondement naturel puisqu'il s'inscrit dans la création de
l'homme, homme et femme. Ce consentement, du fait du baptême,
est saisi dans la grâce du Christ qui vient sanctifier le lien
conjugal et sa fécondité.
Le mariage devient ainsi sacrement de l'amour du Christ pour
l'Eglise et de l'Eglise pour le Christ. Les époux vivent d'une
manière particulière et privilégiée leur vie conjugale à
l'intérieur de cette relation, propre à chaque baptisé en sa
qualité de membre de l'Eglise. Ils manifestent ainsi au cœur
de l'Eglise ce mystère d'amour, particulièrement lorsqu'ils
vivent l'amour mutuel jusqu'au bout. |
 |