|
|
REPONSES A DES
QUESTIONS...
LA
CONFIRMATION
SOMMAIRE :
- Qu'appelle-t-on "confirmation" ?
- Quand est-on confirmé ?
- Qui donne la confirmation ?
- Qu'apporte aux baptisés le fait d'être confirmés ?
Les informations qui vous sont communiquées, le sont sous
forme de réponses à des questions fréquentes. La plupart du
temps, elles sont brèves et peuvent susciter de nouvelles
interrogations. Posez-les, en nous
adressant un message.
1/ Qu'appelle-t-on "confirmation" ?
Dans l'esprit de beaucoup, la confirmation se confond avec la
profession de foi ou la communion solennelle. Or elle est
différente, car elle correspond à un des trois sacrements de
l'initiation chrétienne, avec le baptême et l'eucharistie.
2/ Quand est-on confirmé ?
Lorsqu'un adulte demande le baptême, ce qu'on nomme un
catéchumène, et qu'il va jusqu'au bout de cette démarche
personnelle, il recevra lors de la même célébration, souvent
la vigile pascale, le baptême, la confirmation et
l'eucharistie.
Dans la pratique, pour des raisons pastorales liées au baptême
des tout petits, la confirmation est donnée plus tard, tout
comme l'eucharistie : cela permet à l'Eglise de s'assurer que
l'enfant pourra recevoir la formation propre à faire grandir
sa vie chrétienne, en suivant sa croissance humaine. L'âge de
la confirmation a beaucoup varié, en partie pour ces raisons,
en partie en raison d'une conception de ce qu'est la
confirmation. Elle est, en France et la plupart du temps,
donnée à l'adolescence.
Ces variations dans la pratique expliquent que beaucoup de
baptisés adultes ne sont pas aujourd'hui confirmés. Il est
bon, si l'on n'a pas été confirmé, de s'y préparer avec le
catéchuménat des adultes. Cette préparation dure une année et
constitue une belle occasion de redécouvrir la vie chrétienne
avec d'autres baptisés.
3/ Qui donne la confirmation ?
C'est l'évêque qui confirme. Comme il ne peut être partout, le
vicaire général, prêtre qui est son collaborateur direct,
reçoit délégation pour confirmer. Ce peut aussi être le prêtre
qui baptise, dans le cas d'un adulte.
4/ Qu'apporte aux baptisés le fait d'être confirmés ?
Pour que la question puisse recevoir une réponse juste et
compréhensible, il convient de se rappeler d'abord que la
confirmation est un sacrement qui, comme tout sacrement,
correspond à une action réelle de Dieu en faveur de quelqu'un,
et ensuite, qu'elle est intimement liée au baptême.
Or, on présente souvent la confirmation comme un acte par
lequel le baptisé confirme sa foi à un âge où il est supposé
avoir plus de liberté qu'avant. Cette compréhension repose sur
une conception de la personne et de sa liberté, du baptême des
petits enfants et de la foi.
A dire vrai, si, pour porter du fruit, le sacrement suppose
effectivement la foi de celui qui le reçoit, il reste qu'il
est un acte par lequel Dieu agit réellement. Dans la
confirmation, ce n'est pas l'être humain qui confirme sa foi,
c'est Dieu qui confirme ce qu'il a accompli dans le baptême.
Est communiquée la plénitude du don divin qu'est l'Esprit
Saint : "L'amour de Dieu [la charité] a été répandu dans vos
cœurs par l'Esprit Saint qui vous fut donné", écrit saint
Paul.
Le déroulement du baptême des petits enfants est révélateur de
cette réalité. Après avoir baptisé l'enfant, le prêtre ou le
diacre fait une onction avec le saint Chrême sur le front de
l'enfant : signe de la consécration par l'Esprit Saint et
anticipation de la confirmation.
Il n'est pas inexact de comprendre la vie chrétienne comme une
vie morale vécue selon certains principes. Mais ce n'est pas
complètement exact, parce que la vie chrétienne est d'abord
une vie humaine vécue selon la grâce de Dieu, communiquée dans
les sacrements. Baptême et confirmation font entrer un être
humain dans la communion divine, de sorte que l'existence
puisse être sanctifiée, c'est-à-dire saisie par l'action même
de Dieu.
Si l'on prend au sérieux ce que demande le Christ et que l'on
pèse les forces humaines, le mouvement intérieur pourra être
admiratif, car sa parole éveille en celui qui l'écoute
l'attrait du Bien désirable, mais le jugement conduira à dire
que c'est impossible à vivre tel quel. On peut bien alors
concevoir des arrangements pour atténuer la vigueur des
commandements, les paroles du Christ subsistent, et, ce
faisant, on réduit leur portée en les ramenant dans les
limites du "raisonnable". Et s'éteint l'ambition un instant
suscitée. C'est la logique implicite de la plupart de nos
observations sur l'Evangile, jusqu'à ce qu'enfin surgisse
l'évidence : "Mais qui peut être sauvé?"
"A l'homme, c'est impossible", répond Jésus aux apôtres. "Mais
à Dieu tout est possible". Est indiqué ici, très précisément,
l'action divine par les sacrements de l'Eglise : ce sont eux
qui unissent au Fils unique et par le don de l'Esprit Saint
introduisent dans une coopération à l'action même de Dieu qui
sauve.
La confirmation communique cette plénitude de vie offerte dans
le baptême et la scelle en quelque sorte pour qu'elle puisse
porter son fruit. Et l'un des fruits du don de l'Esprit Saint
est la communication à tout homme de la Bonne Nouvelle : comme
pour les Apôtres, l'Esprit Saint reçu fait entrer dans la
plénitude de la connaissance du mystère de Dieu et communique
l'assurance nécessaire pour qu'il soit annoncé à la multitude.
|
 |