AU FOUR ET AU MOULIN
Qu’elles
sont encombrées nos vies de tous les jours, que de soucis,
que de difficultés à affronter ! Nous savons bien que nous
n’avons jamais tout prévu, tout mis en ordre, satisfait à
tout. Nous sommes poursuivis par les vicissitudes, talonnés
par les urgences, rappelés par nos propres promesses non
tenues. Comme celle de Job, première lecture de ce dimanche,
notre vie sur terre est une corvée, nos jours sont
épuisants, nos nuits une souffrance. Nos yeux sont aveuglés.
Qui nous fera voir le bonheur ?
C’est dimanche, c’est le moment peut-être de bien se
reposer, sûrement de faire une vraie pause. C’est le moment
de laisser la place à Jésus pour qu’il chasse en un moment
les légions d’esprits mauvais qui cernent les bons, prennent
possession des méchants, assaillent les petits tentés
d’orgueil que nous sommes. Jésus guérit toutes sortes de
malades, prend par la main les fiévreux et voilà que la
fièvre les quitte, qu’ils se lèvent et servent leurs frères.
Tout le monde le cherche et c’est à toi, à moi qu’il vient
proclamer une prodigieuse Bonne Nouvelle de justice et de
paix dans l’humilité de la chair et du sang. Lisons
l’Évangile, efforçons-nous de croire que Jésus ne cesse de
chasser les esprits mauvais par le doigt de Dieu. Il est
infatigable, lui; de village en village, de ville en ville,
il traverse avec douceur et toute-puissance nos carrefours
païens.
Jésus prie. Le jour, la nuit bien avant l’aube, il se lève
pour nous relever, nous tend la main pour que nous ouvrions
l’œil et l’oreille. Jésus nous apprend à prier, à nous
reposer un peu, à faire silence et goûter la Parole de Dieu.
Jésus vient dans nos maisons, nous réunit en son nom, pour
nous apprendre à rendre grâce, à nous taire pour bénir de
toute notre âme, pour intercéder à son école, pour espérer
de tout notre cœur .
Diacre Geoffroy de Villoutreys
Job, Jésus et l'Eglise -
5 février - homélie du Père Antoine Louis de Laigue
(messe de 11h)
Editoriaux - archives