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30 mai 2010 - La Sainte
Trinité
La Mère de Dieu missionnaire
Père Gabriel Würz
TRINITÉ
Le chrétien est un être habité, non par une chimère ou une
idée fixe, mais par ces trois personnes au nom desquelles il
a été baptisé. A l’intime de nous-mêmes et au grand large du
monde, le Père crée : il est la source inlassablement
jaillissante . Le Fils nous apprend à dire, par toute notre
vie, « Notre Père ». Et nous ne pourrons dire « Notre Père »
que si l’Esprit du Père et du Fils nous le souffle : c’est
lui qui en nous dit « Abba, Père ». Voilà,
pauvrement balbutiée, la réalité qui palpite en nous et que
l’Evangile de ce jour annonce et esquisse. Comment
pourrions-nous tenir ce mystère pour utopique, sans impact sur
le réel, alors qu’il est au cœur de notre vie ? Si notre foi
s’attache au Père seul, en estompant le Fils et l’Esprit, nous
sombrons dans un vague déisme. Si nous prétendons nous
adresser au Fils seul, en estompant le Père et l’Esprit, nous
sommes menacés par un humanitarisme assez plat. Si nous
n’avons d’attention que pour l’Esprit, nous risquons de donner
dans un illuminisme inconsistant. Le Père, le Fils, l’Esprit,
tel est l’identité adorable, ineffable du Dieu unique. Croire
et vivre ce mystère, c’est donner à notre foi sa santé, son
élan, sa joie.
Père François SCHEFFER
Editoriaux -
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La Trinité Eglise du Saint-Sépulchre de Jérusalem
(photo de Marco Bianchini).
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