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2 mai 2010 - 5ème
dimanche de Pâques
Laissons-nous guider par le Christ
Père Henri Châtelet
DE L’HUMILIATION JAILLIT LA GLOIRE
Cela n’a pas dû être facile pour Jésus de laisser Judas
partir. Il l’avait choisi avec amour pour le bien de ce
disciple et en vue de notre bien. Oh combien il est
difficile de supporter la trahison d’un proche, et plus
encore de laisser un ami vous trahir. C’est ainsi, pour
notre édification, que la vérité se manifeste. Cette
démarche là, cet abandon, cette obéissance là, doit être
notre chemin, à nous qui sommes tour à tour Judas, trahis,
traîtres à nos proches, parfois abandonnés par ceux que nous
aimons selon la volonté de Dieu. Là entre la
gloire, la gloire de Dieu se manifeste. Elle ne ressemble
pas à ce que présentent ces constructions de plâtre aux
rayons dorés, parsemés de nuages et d’angelots joufflus que
nos églises, quelquefois, arborent au-dessus de nos autels.
La gloire qui se manifeste à la dernière Cène, c’est Jésus
qui s’agenouille devant chacun de ceux qu’il a rassemblés,
qu’il a choisis, qui ne se sont pas enfuis mais qui sont
faibles et qui vont faire défaut. Jésus
marche vers sa Passion. Satan n’a pas cessé de rôder autour
de Lui, Satan sort avec Judas, le désespoir s’éloigne. Entre
la gloire manifestée au cœur de la grande Cène qui est le
commencement, l’accomplissement et la fin de tout. En ce
moment, l’ultime épreuve est engagée. Alors Jésus s’abaisse,
se met aux genoux de ceux qui l’entourent encore et qui,
après l’abandon, le rejoindront plus tard. Jésus se met à
nos genoux. Il parle : en quelques mots il rassemble ce
qu’il a enseigné depuis trois ans, depuis la nuit des
temps : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les
autres ». Recevons le message. Portons
humblement la Bonne Nouvelle.
Geoffroy de Villoutreys diacre
Photos de la vigile
pascale
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