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7 février 2010 - 5ème dimanche du Temps ordinaire
Editorial du 31 janvier 2010
LA GRÂCE DE DIEU EST NOTRE UNIQUE
ESPOIR
Pourquoi, au-delà du simple respect dû à nos
semblables, osons-nous accueillir comme chemin de salut ce
que notre prochain nous fait découvrir, ce que la Bible nous
rapporte, ce que l’Église nous enseigne ? Pourquoi, en vue
du Bonheur parfait qui est notre seule vocation,
accueillons-nous comme salutaires des gestes, des mots, des
messages, des actes dont nous savons bien que ceux qui les
portent, les prononcent et les posent sont, comme
nous-mêmes, irréductiblement faillibles et éphémères ?
Les lectures de la messe ce dimanche nous montrent en tout cas que
la prise de risque et l’audace de l’au-delà caractérisent
l’humanité en quête de bonheur : voici Isaïe, l’homme aux
lèvres impures : il a une vision et le voilà, guéri de ses
faiblesses, il s’engage en affirmant devant Dieu moi, je
serai ton messager. Voici Paul, qui a persécuté l’Église de
Dieu : le voilà proclamant le Credo ; les Corinthiens le
suivent et nous aussi aujourd’hui. Voici un orateur venu de
Nazareth ; depuis une barque, il prêche ; la foule se
presse ; conquis, Simon, le patron pêcheur accepte de suivre
l’ordre du Galiléen qui l’envoie au large. Il ramènera
quantité de poisson … et abandonnera tout pour suivre Jésus. Tout cela n’est pas raisonnable. Qu’on soit Juif ou païen, tout cela,
comme toute démarche d’amour, est scandale et folie. Mais
tout cela est vrai, au service de la vérité. Tous ces hommes et combien d’autres frères et sœurs humains
avant eux, avec eux et depuis et jusqu’à la fin des temps,
toute l’humanité est appelée à prendre le risque de Dieu.
L’humanité dispose par la grâce de Dieu d’une aptitude à la
vertu de la Foi. Par cette même grâce nous sommes à même
d’espérer. Sinon, pourrions-nous aimer ?
Geoffroy de Villoutreys diacre

© Musée du Louvre/A. Dequier - M. Bard
La Pêche miraculeuse
Jean JOUVENET
Musée du Louvre
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