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17 janvier 2010 - 2ème
dimanche du Temps ordinaire
Editorial du 10 janvier 2010
GRANDIR AVEC MARIE
« Ils n’ont pas de vin ». Face
à cette demande implicite d’intervention de la Vierge, sa
mère, Jésus marque un temps d’arrêt : « Femme, que me
veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue ». Cette remarque
oblige Marie à réfléchir : la question qu’elle a posée
n’a-t-elle pas plus de signification qu’elle ne le pensait ?
N’y a-t-il pas une profondeur que voit son fils et qu’elle
n’avait peut-être pas perçue ?
Ce phénomène sera récurrent dans l’évangile de saint Jean.
Nicodème parlera de naissance, Jésus de la naissance d’en
haut, c’est-à-dire du baptême (cf. Jn 3, 3). La Samaritaine
parlera d’eau, Jésus de l’eau vive de l’Esprit Saint (cf. Jn
4, 10). Les foules suivront Jésus pour avoir du pain, Jésus
leur annoncera le Pain de vie (cf. Jn 6, 32) qu’il est
lui-même.
Ainsi, Marie pensait au vin qui manquait, mais le vin des
noces véritables, ce sera le sang de l’Alliance nouvelle et
éternelle, ce sera le sang de son fils versé sur la croix,
signe du plus grand amour : celui qui donne sa vie pour ses
amis (Jn 15, 13).
Marie, progressant dans la compréhension du dessein divin du
fait de la parole de son fils, révèle alors sa grâce
particulière : « Faites tout ce qu’il vous dira » dit-elle
aux serviteurs. Marie ne se contente pas de grandir à
l’invitation de la parole de Dieu, elle dispose les cœurs à
parcourir le même chemin qu’elle. À Cana, le « Qu’il me soit
fait selon ta parole » de l’Annonciation se partage à tous :
« Faites tout ce qu’il vous dira ».
En ce 2e dimanche du temps ordinaire, confions-nous à
l’intercession de la Très Sainte Mère de Dieu qui nous
invite, à sa suite, à grandir dans la foi.
Père Gabriel Würz
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Les Noces de Cana
enluminure du XVe siècle
Extraite des
Grandes heures de Jean de Berry (1409)
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