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6 décembre 2009 - 2éme
dimanche de l’Avent
Editorial du 29 novembre2009
LA JERUSALEM DE BARUCH
De façon fort originale, le
livre de Baruch présente Jérusalem comme la coopératrice de
l’œuvre de Dieu: il est nourricier d’Israël, elle est
nourricière (Ba 4, 8). Jérusalem est, en Baruch, une mère
innocente touchée par le malheur de ses enfants rebelles à
l’Alliance. Son existence est
un secours remarquable. Compatissante, elle cherche à aider
ses enfants exilés à Babylone. Elle intercède pour eux devant
le Seigneur (Ba 4, 20). Elle les exhorte à se joindre à sa
supplication (Ba 4, 21). Elle leur partage la fermeté de son
espérance dans le Seigneur miséricordieux (Ba 4, 22).
Tout se passe comme si Jérusalem était dotée d’une vie
personnelle propre : une vie consacrée à signifier et à rendre
possible l’union de Dieu avec le peuple qu’il s’est choisi. Et
ses efforts persévérants sont couronnés de succès : elle
reçoit la primeur de l’annonce du salut que Dieu va opérer
(cf. 1ere lecture). Aujourd’hui
encore Dieu prodigue son assistance. La cité sainte qu’il nous
donne, la mère à qui il nous confie est l’Église. Toujours
sainte et fidèle quoique ses enfants soient des pécheurs, elle
se dépense sans compter pour nous faire passer de ce monde
blessé au Royaume qui vient. Où
entendre sa voix qui exhorte et rend courage ? Tout simplement
au cœur de la paroisse. Les équipes de couples, par exemple,
sont des lieux privilégiés. Loin des mondanités stériles ou
d’un intellectualisme obscur, les participants deviennent des
amis. Unis par l’intercession, grandissant dans l’intelligence
de la foi, s’accueillant mutuellement avec bienveillance, ils
font à chaque rencontre l’expérience de l’Église qui les
soutient et les confie à Dieu.
Que ce temps de l’Avent soit propice à notre découverte des
grâces que Dieu dispense dans la vie paroissiale ; la
Jérusalem de Baruch y est toujours présente.
Père Gabriel Würz

La Prédication de saint Jean-Baptiste
Carlo Maratta (1625-1713)
Pau, Musée des Beaux-Arts
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