19 avril 2009 -  2ème dimanche de Pâques

Editorial du 12 avril

LA MISÉRICORDE DIVINE     

    L'Eglise vit d'une vie authentique lorsqu'elle professe et proclame la miséricorde, attribut le plus admirable du Créateur et du Rédempteur, et lorsqu'elle conduit les hommes aux sources de la miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice. Dans ce cadre, la méditation constante de la parole de Dieu, et surtout la participation consciente et réfléchie à l'Eucharistie et au sacrement de pénitence ou de réconciliation, ont une grande signification.

   L'Eucharistie nous rapproche toujours de cet amour plus fort que la mort : «Chaque fois en effet que nous mangeons ce pain et que nous buvons cette coupe», non seulement nous annonçons la mort du Rédempteur, mais nous proclamons aussi sa résurrection, «dans l'attente de sa venue» dans la gloire. La liturgie eucharistique, célébrée en mémoire de celui qui dans sa mission messianique nous a révélé le Père par sa parole et par sa croix, atteste l'inépuisable amour en vertu duquel il désire toujours s'unir à nous et ne faire qu'un avec nous, allant à la rencontre de tous les cœurs humains.

   C'est le sacrement de la pénitence ou de la réconciliation qui aplanit la route de chacun, même quand il est accablé par de lourdes fautes. Dans ce sacrement, tout homme peut expérimenter de manière unique la miséricorde, c'est-à-dire l'amour qui est plus fort que le péché.(…) Parce que le péché existe dans ce monde que «Dieu a tant aimé qu'il a donné son Fils unique », Dieu qui «est amour» ne peut se révéler autrement que comme miséricorde. Cela correspond non seulement à la vérité la plus profonde de cet amour qu'est Dieu, mais aussi à la vérité intérieure de l'homme et du monde qui est sa patrie temporaire.

Jean-Paul II, encyclique sur la Miséricorde divine
texte proposé par le Père François Scheffer