8 mars 2009 -  2ème dimanche de Carême

Editorial du 1er mars

« VOICI MON FILS BIEN-AIMÉ. ÉCOUTEZ-LE »

     Engagés avec l’Eglise sur la route du Carême, munis de bonnes et pieuses intentions, nous ne sommes pas pour autant à l’abri des pièges de nos faiblesses, des sollicitations séduisantes et trompeuses du monde dans lequel nous vivons. Satan n’a pas hésité à s’approcher de Jésus en prière dans le désert pour tenter de le dérouter de sa voie. Son imagination destructrice est toujours à l’œuvre, et il nous faut être constamment vigilants pour éviter ses pièges. C’est dans le secours des sacrements et de la prière que nous puiserons les forces qui nous permettront de ne pas nous laisser dévier du chemin emprunté.

   Si les efforts qui nous sont demandés, dans la pratique raisonnable du jeûne et de certaines privations, peuvent par moments nous paraître pesants et contraignants, tournons nos regards vers la montagne que la tradition a retenue comme lieu de la Transfiguration du Seigneur. C’est là que le surnaturel a fait irruption dans la vie des Apôtres, Pierre, Jacques et Jean, dans la manifestation glorieuse de Jésus, en présence de deux grandes figures de l’Ancien Testament : Moïse et le prophète Elie. Celui qui a institué la Loi et celui qui a annoncé la venue du Messie.
Moment éblouissant où le passé et le présent, l’Ancien et le Nouveau Testament se rencontrent et font leur jonction, la Transfiguration de Jésus est le signe visible da la présence de Dieu au milieu des hommes.

   Que la voix du Père proclamant : « Voici mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le ! » nous parvienne comme elle est parvenue aux Apôtres et que la lumière éblouissante qui transfigura Jésus illumine nos vies de baptisés.

Raymond Harter
diacre


© Musée du Louvre / E. Lessing
La Transfiguration
Mosaïque - Constantinople - vers 1200