Engagés avec
l’Eglise sur la route du Carême, munis de bonnes et pieuses
intentions, nous ne sommes pas pour autant à l’abri des pièges
de nos faiblesses, des sollicitations séduisantes et
trompeuses du monde dans lequel nous vivons. Satan n’a pas
hésité à s’approcher de Jésus en prière dans le désert pour
tenter de le dérouter de sa voie. Son imagination destructrice
est toujours à l’œuvre, et il nous faut être constamment
vigilants pour éviter ses pièges. C’est dans le secours des
sacrements et de la prière que nous puiserons les forces qui
nous permettront de ne pas nous laisser dévier du chemin
emprunté.
Si les efforts qui nous sont
demandés, dans la pratique raisonnable du jeûne et de
certaines privations, peuvent par moments nous paraître
pesants et contraignants, tournons nos regards vers la
montagne que la tradition a retenue comme lieu de la
Transfiguration du Seigneur. C’est là que le surnaturel a fait
irruption dans la vie des Apôtres, Pierre, Jacques et Jean,
dans la manifestation glorieuse de Jésus, en présence de deux
grandes figures de l’Ancien Testament : Moïse et le prophète
Elie. Celui qui a institué la Loi et celui qui a annoncé la
venue du Messie.
Moment éblouissant où le passé et le présent, l’Ancien et le
Nouveau Testament se rencontrent et font leur jonction, la
Transfiguration de Jésus est le signe visible da la présence
de Dieu au milieu des hommes.
Que la voix du Père proclamant
: « Voici mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le ! » nous parvienne
comme elle est parvenue aux Apôtres et que la lumière
éblouissante qui transfigura Jésus illumine nos vies de
baptisés.
Raymond Harter
diacre

© Musée du Louvre / E. Lessing
La Transfiguration
Mosaïque - Constantinople - vers 1200