| 1er février 2009 - 4ème
dimanche du Temps ordinaire
Editorial du 25 janvier
DU BON USAGE DE LA MISÉRICORDE
Le Pape a levé
l’excommunication prononcée à l’encontre de quatre évêques
ordonnés en 1988 par Mgr Lefèvre en opposition avec le Saint
Siège, dans le cadre de la Fraternité saint Pie X.
La décision de Benoît XVI est intervenue à la fin de la
semaine de prière pour l’Unité des chrétiens dont nous savons
l’importance, parce qu’il est dans la nature de l’Eglise du
Christ d’être une, comme signe et moyen de l’union intime avec
Dieu et de l’unité de tout le genre humain. Nous savons
également que les forces de division sont puissantes et qu’il
est parfois difficile d’y résister. Le service du successeur
de Pierre est un ministère de communion qui a conduit le Pape
à poser un acte de miséricorde en vue de favoriser l’unité
dans la reconnaissance de la vérité.
Cette décision concerne quatre personnes et représente une «
porte ouverte », pour reprendre l’expression du Cardinal
Vingt-Trois. Et le Pape lui-même précise qu’il « souhaite que
[son] geste soit suivi d’un engagement diligent de leur part à
accomplir les pas ultérieurs nécessaires pour réaliser la
pleine communion avec l’Eglise, en témoignant ainsi une vraie
fidélité et une vraie reconnaissance du magistère et de
l’autorité du pape et du concile Vatican II ». La levée de
l’excommunication n’équivaut donc pas à une déclaration de
pleine communion ou de « réintégration » mais elle rend plus
urgent encore le travail sur des questions doctrinales
essentielles.
Sans détailler ici les questions soulevées par le choix
initial de refuser l’enseignement du dernier concile, il me
semble que nous devons prier l’Esprit Saint pour qu’il mette
la paix dans les cœurs et éclaire les intelligences. Ce qui
est vrai à propos des relations avec les Orthodoxes mais aussi
avec les communautés protestantes, l’est aussi de celles avec
la Fraternité saint Pie X.
Les propos de Richard Williamson ne doivent pas détourner de
l’œuvre ecclésiale à accomplir, en communion avec le
successeur de Pierre, garant avec le collège des Evêques de la
Tradition vivante de l’Eglise.
Père Antoine Louis de
LAIGUE
curé
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