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14 décembre 2008 - 3ème dimanche de
l’Avent
Editorial du 7 décembre
QUAND IL ME PREND DANS SES BRAS, IL ME PARLE TOUT BAS,
JE VOIS LA VIE EN ROSE
Aujourd’hui, les ornements liturgiques
prennent une couleur inhabituelle : le rose. En effet, la
lumière blanche de Noël perce déjà le violet de l’Avent et nous
invite à la joie (d’où le surnom de dimanche de gaudete).
Ce changement de couleur des
vêtements du prêtre rend manifeste une réalité très profonde
au sujet de la nature de l’homme.
Le pouvoir du mal dans nos
âmes apparaît comme un vêtement de ténèbres qui nous enserre
et nous recouvre entièrement. Pascal l’exprimait en disant
qu’il y a comme une « seconde nature » qui se superpose à
notre nature originelle. Cette seconde nature colle tellement
à notre être que le mal semble « normal » pour l’homme. Le
mélange du bien et du mal serait constitutif de la vie.
La double signification de
l’expression « c’est humain » en témoigne. « C’est humain »
peut vouloir signifier : cet homme est bon, il agit réellement
comme devrait agir un humain. Mais « c’est humain » peut
également signifier la fausseté : le mal est normal, le mal
est humain.
Or par la naissance de Jésus,
le vêtement de ténèbres est déchiré. La lumière de Celui qui
est au principe de notre être transperce la gangue de notre «
seconde nature » rappelant que notre origine est bonne. L’être
comme tel n’est pas un mélange de bien et de mal ; l’origine
de l’être, l’origine de la vie est bonne, entièrement bonne.
C’est pourquoi il est bon d’être, il est bon de vivre.
En revêtant notre nature
déchue, le Verbe de Dieu la restaure. Plus encore, il vient
l’élever : la rendre capable de participer à la vie divine. En
ce dimanche, abandonnons-nous dans les bras du Père qui nous
parle tout bas de la joyeuse annonce du salut en Christ.
Père Gabriel Würz
Samedi 6 décembre : mission
dans la rue
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